« septembre 2005 | Accueil | novembre 2005 »
VentureBlog
Un excellent blog sur le monde de Sand Hill Road, l'endroit où se trouvent les plus grands VC américains, lieu de pélerinage des entrepreneurs d'où, comme ailleurs, peu sont élus. Posts sur les nouvelles technologies du point de vue de l'investisseur, startups, deals, etc. Très appronfondi. A lire régulièrement...
http://www.ventureblog.com/
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 31, 2005 at 07:00 AM dans Weblogs | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
"Le poids politique de l'agriculture en France, ce fardeau qui entrave les négociations de l'OMC"
A lire dans La Tribune de ce matin l'entretien avec Emmanuel Combe, professeur d'économie à l'Université de Paris I et à l'ESCP-EAP, qui déplore un protectionnisme très ancré dans la culture française. Selon lui, alors que les besoins pour l'innovation, la recherche et bien d'autre secteurs stratégiques ne manquent pas, la PAC s'avère coûteuse, inefficace et injuste. Injuste non seulement pour les pays pauvres qui manquent de débouchés - et gagneraient davantage à l'ouverture des pays européens qu'à recevoir leurs aides au développement-, mais également au sein de l'Union européenne. La suite ici.
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 29, 2005 at 09:10 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Fabricants de téléphones européens, l'hécatombe continue!
Je m'inquiétais au mois de juillet dernier de la disparition de plusieurs fabricants européens ou basés en Europe. Ainsi, ces derniers mois, on disparu Mitsubishi, Siemens, Alcatel, et Sendo. Rien que ça. Et bien ce n'est pas terminé! Fin septembre, Philips annonçait un plan social portant sur la plupart de ses employés dans la branche téléphonie mobile en France. Déjà en 2001, Philips avait largement réorganisé son activité en en flilialisant une partie, mais cette fois il ne restera plus grand chose semble-t-il...
Sagem, grand fabricant européen, semble lui aussi menacé: l'entreprise fait maintenant partie du groupe Safran, et l'activité téléphonique est désormais déficitaire. Naturellement, les analystes financier sentent l'odeur du sang et réclament, oh surprise!, une délocalisation massive, voire un abandon de l'activité. Ils sont cools les analystes. On traverse une passe difficile, alors il faut tout fermer. Le fait qu'il y ait derrière des équipes qui font un super boulot, ça ne les intéresse guère. Ce sont les mêmes analystes qui auraient dit à Safran en 2000, comme ils l'ont fait pour Marconi, de tout investir sur le mobile. Alors un souhait: que Safran ne se satisfasse pas des bénéfices dans sa branche aéronautique et qu'ils s'accrochent, qu'il reste au moins un fabricant de téléphones mobiles en France. Doit-on tout abandonnre aux Chinois?
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 28, 2005 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
Interview de Bil Gates dans le Figaro
Bill Gates, on aime ou on aime pas, mais on ne peut pas l'ignorer. Les chemins mystérieux tracés par les attachés de presse de Microsoft auront voulu qu'il accorde une interview et parle d'innovation à l'un des journaux français qui a le plus de mal à mettre en oeuvre l'innovation : Le Figaro (cf. notre post du 17 octobre dernier "Quand la presse se trompe d'innovation"). La situation ne manque pas de saveur, puisque Bill Gates, en réponse à la question "L'édition papier et les journaux sont-ils condamnés ?" (une question discrètement ajoutée à la demande de la Direction Générale du Figaro ?) répond : "Heureusement, l'expertise des entreprises de presse ne réside pas dans leur capacité à couper des arbres mais à fournir de bons articles qui contribuent à la solidité de leur réputation". Curieusement, la formule "L'expertise des entreprises de presse ne réside pas dans leur capacité à couper des arbres" n'a pas été retenue comme titre de l'article du Figaro... Il n'est pas juste riche Bill, il a aussi de l'humour.
Mais l'interview ne se réduit pas à la consultation de l'oracle Gates par deux journalistes inquiets quant à l'avenir de la presse ; Bill s'exprime aussi sur le rachat d'e-bay par Skype, sur l'ordinateur à $100, et parle un peu plus longuement de Google, son dernier ennemi déclaré, qu'il balaye au passage comme un vieux routier avec la formule "En trente ans, on nous a prêté pas mal de challengers !".
Bref, une interview à lire avant qu'elle ne bascule dans la case "archive à 4 Euros" du site du Figaro : http://www.lefigaro.fr/eco-hitech/20051026.FIG0103.html
Posted by Bernard Buisson on octobre 27, 2005 at 06:00 AM dans Revues d'articles | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Conférence de Howard Rheingold, auteur de Smart Mobs
A l'invitation de son éditeur M2 Editions, de la Fing et de l'Echangeur, Howard Rheingold, auteur de "Foules Intelligentes" (Smart Mobs), sera interrogé par Daniel Kaplan, délégué général de la Fing, ce jeudi 27 octobre à 17h :
A l'Echangeur
66, rue des Archives, Paris 3e
Plan d'accès
Inscription gratuite : ici.
Smart Mobs sur Amazon en anglais, et en français.
A propos de Howard Rheingold et de son livre "Smart mobs"
Depuis plus de vingt ans, au travers de ses ouvrages, le californien Howard Rheingold annonce les prochaines révolutions dans les technologies et leurs pratiques : les interfaces graphiques en 1985, les communautés virtuelles en 1995 et en 2003, les "Foules intelligentes" (Smart Mobs), titre du livre dont M2 Editions a publié en 2005 la traduction française, préfacée par Daniel Kaplan.
Cofondateur du site d'informations HotWired, animateur-pionnier de The Well, l'une des premières communautés en ligne, Howard Rheingold est l'un des plus stimulants analystes des répercussions sociales des nouvelles technologies.
En traversant le carrefour de Shibuya, à Tokyo, au milieu d'une marée humaine aux yeux rivés sur ses portables, Rheingold a connu sa "troisième épiphanie" (le mot est de lui) : l'association du microprocesseur, de l'Internet et des technologies mobiles sera à l'origine de "la prochaine révolution sociale". "Foules intelligentes" est né de cette intuition. Déjà traduit dans une dizaine de langues, ce livre a reçu des commentaires particulièrement élogieux de la presse, des professionnels et des chercheurs du monde entier.
Dans le cadre de ses nouvelles recherches, Howard Rheingold nous parlera également de l'émergence d'une nouvelle économie de la coopération.
La conférence se tiendra en anglais.
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 26, 2005 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
"High-tech : les recettes des stars européennes"
A lire dans les Echos cette semaine, un article par jour sur le thème "Comment l'Europe peut rattraper son retard sur les Etats-Unis". L'enquête s'appuie sur une étude réalisée par McKinsey, qui a décortiqué pour l'occasion les secrets des champions européens. Le tableau actuel de la high-tech n'est pas rose ; seuls 17% des principales entreprises high-tech sont européennes, contre 51% aux Etats-Unis, et 28 à l'Asie-Pacifique. Le Conseil d'Analyse Economique a écrit "la position cumulée de la France et de l'Allemagne sur les produits technologiques deviendra négligeable à l'horizon 2025 ; en-dessous d'un demi-point du marché mondial, soit six fois moins qu'au milieu des années 1990". Pourtant des entreprises européennes high-tech prospèrent, qu'elles s'appellent Dassault Systèmes, Logitech, Business Objects...
Posted by Bernard Buisson on octobre 25, 2005 at 07:00 AM dans Revues d'articles | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Les Mardis de l'innovation au CNAM, prochaine séance : Jean Todt
Prochaine séance des Mardis de l'innovation:
Séance spéciale Vendredi 28 octobre 2005 de 20h à 22h: Le parcours d'innovation de Jean Todt
Cette séance se tient exceptionnellement un Vendredi soir. Elle est consacrée à un innovateur hors du commun, Jean Todt, patron de la Scuderia de Ferrari, championne du monde de formule 1 six années de suite sous sa direction.
Que ce soit dans la course automobile, avec Peugeot Sport puis avec Ferrari, comme dans son soutien au lancement de l'ICM, Jean Todt n'a cessé de relever le défi du leadership mondial à la pointe de la technologie et de l'aventure humaine.
Avec la participation de Jean Todt, patron de la Scuderia, et du professeur Gérard Saillant, ex Doyen de la Pitié Salpetrière, Président fondateur de l'Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (ICM).
Lieu des conférences: CNAM Amphi C, 292, Rue St Martin, Paris 3ème - De 20h à 22h.
Animés par Marc Giget, les Mardis de l'Innovation ont pour but de diffuser la culture de l'innovation sous toutes ses formes à travers des grandes conférences/débats portant sur les théories et concepts clefs de l'innovation, illustrés de nombreux exemples, la présentation par leurs acteurs des meilleures pratiques d'innovation à travers le monde, l'innovation dans des secteurs en transformation rapide, les grandes périodes d'innovation du passé, et l'innovation dans d'autres pays.
Les Mardis de l'innovation sont suivis par les auditeurs du CNAM préparant des formations professionnelles spécialisées en gestion de l'innovation. Ils sont ouverts gratuitement aux cadres dirigeants : entrepreneurs, directeurs de la R&D et de laboratoires, directeurs marketing, responsables de marque et de SBU, investisseurs, chefs de projets, créateurs, artistes, designers, concepteurs, porteurs de projets, gestionnaires publics de la recherche et de l'innovation.
Compte tenu du nombre limité de places disponibles et des mesures de sécurité, il est indispensable de s'inscrire avant chaque séance en laissant ses coordonnées (nom, prénom, fonction, organisme, e-mail, téléphone) sur innov@cnam.fr.
Les Mardis de l'innovation sont également diffusés sur le programme "Les chemins de la connaissance" de France Culture. Ils peuvent aussi être reçus en direct ou différé, en diffusion ou en duplex/multiplex (vidéo et audio) au sein d'universités, écoles ou entreprises.
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 25, 2005 at 07:00 AM dans Actualité, CNAM | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Musique en ligne: les dinosaures contre France Télécom et... Madonna
Les dinosaures ne sont pas contents et le font savoir. Madonna a en effet décidé d'accorder à... France Télécom l'exclusivité de son nouvel album. Les abonnés FT, Orange et Wanadoo pourront en effet télécharger le single de l'album jusqu'au 14 novembre, date de sortie de l'album, et écouter d'autres chansons en streaming.
Le Syndicat des détaillants spécialisés du disque (SDSD) n'a pas apprécié et dénonce vigoureusement l'attitude des éditeurs de musique qui, selon-lui, "favorisent les sociétés de télécommunications, au détriment de leurs partenaires habituels, qui, quelles que soient les difficultés du marché, ont poursuivi, en magasins physiques ou sur leurs plates-formes légales de téléchargement, leur engagement pour la musique."
Au-delà de l'habile coup marketing de Madonna et de France Télécom, un tel incident montre une nouvelle fois à quel point le monde de la musique est en bouleversement. Il montre aussi que tout le monde n'en a pas pris la mesure. Il nous est arrivé de critiquer les éditeurs de musique sur ce blog pour les inciter à réagir face à la rupture de la musique numérique; on peut donc saluer cette opération comme le signe que, peut-être, cette réaction plus positive que des procès est en marche. En revanche, les vendeurs de disques, eux, n'ont probablement pas pris la mesure de la rupture en cours. Aidons-les un peu: Messieurs, bientôt, plus personne n'achétera de disque en plastique, et il ne sert à rien de blâmer les maisons de disque si elles cherchent d'autres modes de distribution. La fonction de vendeur de disque ne sera bientôt plus nécessaire, autant l'admettre tout de suite et regarder la réalité en face.
Comme nous l'écrivons dans notre livre: "Regarder la dure réalité en face, c'est admettre que votre univers a brutalement changé, que votre entreprise est en danger de mort parce qu'une rupture est en marche qui va remettre en cause les fondements mêmes de votre réussite, aussi brillante soit-elle. Cette admission est la première étape d'une réponse adéquate à la rupture." Alors oui, le SDSD a raison de constater que les opérateurs télécoms utilisent la musique pour vendre
de la minute de télécommunications, y compris via le peer-to-peer, que
les maisons de disques pourtant condamnent. L'univers de la musique a changé, et les vendeurs de disque sont en danger de mort. A eux de réagir et de s'inventer une nouvelle raison d'exister, car dans l'état actuel des choses, les éditeurs de musique n'auront bientôt plus besoin d'eux, ni personne d'autre d'ailleurs.
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 24, 2005 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
Les Mardis de l'innovation au CNAM, prochaine séance: Produits cultes et best-sellers
Prochaine séance des Mardis de l'innovation:
Mardi 25 octobre 2005: Produits cultes et best-sellers
Alors que les démarches de qualité totale visent à réaliser des produits n'ayant pas de défauts, les démarches d'innovation totale visent à réaliser des produits n'ayant que des qualités. Issu d'une synthèse créative géniale, le produit culte est ce qu'il est possible de faire de mieux à un moment donné. Le produit culte répond également aux attentes profondes de la société qui l'adopte massivement (effet best-seller).
Une analyse des éléments clefs et caractéristiques communes des produits cultes (et services culte), illustrée de nombreux cas dans différents secteurs.
Lieu des conférences: CNAM Amphi C, 292, Rue St Martin, Paris 3ème - De 18h15 à 21h15
Animés par Marc Giget, les Mardis de l'Innovation ont pour but de diffuser la culture de l'innovation sous toutes ses formes à travers des grandes conférences/débats portant sur les théories et concepts clefs de l'innovation, illustrés de nombreux exemples, la présentation par leurs acteurs des meilleures pratiques d'innovation à travers le monde, l'innovation dans des secteurs en transformation rapide, les grandes périodes d'innovation du passé, et l'innovation dans d'autres pays.
Les Mardis de l'innovation sont suivis par les auditeurs du CNAM
préparant des formations professionnelles spécialisées en gestion de
l'innovation. Ils sont ouverts gratuitement aux cadres dirigeants :
entrepreneurs, directeurs de la R&D et de laboratoires, directeurs
marketing, responsables de marque et de SBU, investisseurs, chefs de
projets, créateurs, artistes, designers, concepteurs, porteurs de
projets, gestionnaires publics de la recherche et de l'innovation.
Compte
tenu du nombre limité de places disponibles et des mesures de sécurité,
il est indispensable de s'inscrire avant chaque séance en laissant ses
coordonnées (nom, prénom, fonction, organisme, e-mail, téléphone) sur
innov@cnam.fr.
Les Mardis de l'innovation sont également diffusés sur le programme "Les chemins de la connaissance" de France Culture.
Ils peuvent aussi être reçus en direct ou différé, en diffusion ou en
duplex/multiplex (vidéo et audio) au sein d'universités, écoles ou
entreprises.
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 21, 2005 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
Délocalisation: derrière l'aspect inéluctable, souvent de mauvais calculs
Je l'avoue, l'obsession actuelle pour la délocalisation commence à me fatiguer. C'est sûrement une mode, comme il y en a eu avant avec le re-engineering, la qualité totale, la création de valeur et la participation. Je ne peux pratiquement plus rencontrer quelqu'un et parler de mon entreprise (Digital Airways, logiciels pour téléphones mobiles) sans que mon interlocuteur me demande si j'ai songé à envoyer mon développement informatique en Inde. Voilà, c'est comme un réflexe, un automatisme qui a quitté le domaine de la pensée pour arriver au domaine nerveux, un peu comme lorsque vous tapez sur le genou, la jambe se lève. Aujourd'hui, quand vous parlez informatique, il faut délocaliser. Qu'un tel discours soit tenu par des non spécialistes du domaine, ayant lu dans leur quotidien la déferlante indo-chinoise, passe encore. Mais lorsqu'un VC vous explique qu'il est d'accord pour investir à condition que vous fermiez votre centre de développement actuel et que vous mettiez tout en Inde, il y a de quoi flipper sérieux. L'autre jour encore, je présentais ma société à un groupe d'étudiants d'une grande école de commerce, et ça n'a pas raté. Dès la troisième question "Avez-vous songé à transférer votre développement en Inde pour abaisser vos coûts?".
Ma réponse est la suivante: non, je n'y ai pas songé un seul instant et je ne suis pas prêt à le faire. Je dirais même que j'ai tendance à l'être encore moins qu'avant. Pour comprendre pourquoi, il faut décortiquer le raisonnement qu'il y a devant le "fantasme" de la délocalisation en Inde.
Pour cela, plaçons-nous dans la peau du directeur d'une entreprise flanqué de son expert comptable. Evidemment, l'élément déclenchant est la comparaison entre le salaire d'un ingénieur français et celui d'un indien, sans parler des chinois, qui doit varier de 1 à 5. Ah se dit le comptable, si nous avons 100 ingénieurs en France, et que nous les remplaçons par 100 ingénieurs en Inde, regardez les économies!!!
Sous-entendu, l'hypothèse qui est faite est que 100% du coût total pour l'entreprise provient des salaires. Or c'est faux bien entendu. Il y a plusieurs variables à prendre en compte. La plus courante, nous venons de le voir, est le salaire horaire, très inférieur en Inde. Mais pour arriver au coût, il faut multiplier le-dit salaire horaire par... la durée du projet. Entre donc un second facteur, essentiel, qui est la productivité. Or de quoi s'aperçoit-on? Eh bien qu'il y a d'énormes différences de productivité entre une équipe française et une équipe indienne. Ce n'est pas une question d'intelligence ni de compétence, bien sûr. C'est simplement qu'une équipe, ce n'est pas une somme de gens. Une équipe, c'est de nombreuses années de savoir-faire, de savoir implicite, accumulé au cours des projets. Ce savoir-faire, par exemple, est ce qui différencie Toyota dans son processus de fabrication de tous ses autres concurrents. Tous les fabricants du monde ont visité et espionné Toyota pour reproduire cette performance et aucun n'y est arrivé. Pour une raison simple: ce savoir-faire doit être construit, il ne peut pas vraiment être transmis, encore moins copié. Le corollaire, c'est qu'il faut du temps. Imaginer transférer une équipe de développement de Paris à Bangalore et en attendre la même productivité est une lubie. Mais ce n'est pas tout. Une fois ouvert en Inde, le centre de développement va devoir être managé. Nouveau coût additionnel non prévu. Les quelques économies faites sur le taux horaire sont rapidement perdues dans les allers-retours d'ingénieurs du siège pour résoudre une myriade de petits problèmes de coordination et de mise au point.
En outre, une équipe de développement à distance entraîne une réactivité réduite. Elle ne peut avoir d'intérêt que si les coûts de coordination sont marginaux par rapport au volume total de travail. En clair, la délocalisation n'a d'intérêt que pour les projets très longs, et portant sur des domaines a priori peu innovants et bien normalisés, facilement énonçables par écrit. Typiquement, maintenance, développement d'applications de gestion, etc. Dès que vous êtes en innovation, que le contexte est ambigu et incertain, et que avez besoin de réactivité, la proximité jointe à la durée d'expérience de l'équipe est gagnante à tous les coûts. Dans le domaine du textile, les fabricants s'en sont bien rendus compte et certains d'entre eux mettent un point d'honneur à faire fabriquer en France pour ces raisons. Ce qui est perdu en charges sociales et regagné, très largement, en souplesse et vitesse de réaction.
Comme nous l'expliquons dans notre livre, et comme d'autres l'ont expliqué avant nous, ce n'est pas en se battant sur les coûts que les entreprises occidentales lutteront contre les asiatiques, mais en misant sur l'innovation, pour sortir par le haut. Il faut viser les secteurs à forte valeur ajoutée. C'est ce que Digital Airways essaie de faire. Nous ne nous battons pas sur les coûts horaires de nos ingénieurs (nous ne vendons pas de service sous cette forme) mais sur l'innovation de nos produits. Le facteur à optimiser n'est donc pas le coût salarial direct (même s'il représente une très grosse part de nos dépenses) mais la valeur ajoutée. Pour reprendre l'expression de Gary Hamel, le profit étant le chiffre d'affaire moins le coût, il est plus payant à terme d'augmenter le chiffre d'affaire que de baisser le coût.
Donc, non je ne délocalise pas et il est bien possible que de nombreuses entreprises, dont certaines font la une des journaux à cette rubrique, si elles faisaient vraiment les bons calculs, arriveraient à la même conclusion...
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 20, 2005 at 07:00 AM dans Opinion | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack
Automobile : ce que préparent les équipementiers
Dans le Figaro Economie du mardi 18 octobre, un article fait le point sur les dernières innovations développées par les équipementiers, des radars qui détectent les véhicules dans les angles morts des rétroviseurs, aux colonnes de direction rétractables, en passant par les systèmes de vision nocturne à infrarouges. La pression pour innover est une constante dans ce secteur, avec cette année la présence de 300 équipementiers chinois au dernier salon Equip-Auto...
A lire rapidement sur : http://www.lefigaro.fr/eco-monde/20051018.FIG0234.html (avant que l'article ne disparaisse dans la partie Archives)
Posted by Bernard Buisson on octobre 19, 2005 at 02:00 PM dans Revues d'articles | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Fête des entreprises: j'aime ma boîte!
L'occasion est suffisament rare d'être positif sur les entreprises en France pour ne pas la laisser passer. Le 20 octobre, demain donc, c'est la fête des entreprises, une journée exclusivement positive où on célébrera le bonheur d'être dans son entreprise. Bien sûr ce n'est pas toujours marrant, et tout le monde n'y est pas heureux, loin s'en faut, mais dans le climat de morosité actuelle, une journée positive sur 365, c'est mérité. Alors demain, fêtons les entreprises avec plein d'initiatives. Plus d'info sur le site: j'aime ma boîte. C'était dans notre rubrique "positif!".
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 19, 2005 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Nespresso, histoire d'une innovation stratégique
A voir absolument pour ceux qui l'auraient raté dimanche soir, un reportage sur Nespresso dans Capital, qui est rediffusé sur M6 dans la nuit de mardi à mercredi, à 0h50. Vous y découvrirez l'histoire de ces étonnantes petites capsules, qui ont transformé le marché du café ces dernières années. Aujourd'hui un ménage sur cinq en France serait équipé d'une cafetière de type expresso ; une révolution sur un marché dont la dernière innovation, le café soluble, remontait aux années 50 !
Vous y découvrirez l'homme qui, dès le milieu des années 70, a imaginé cette révolution, Eric Favre, ancien salarié de Nestlé. L'histoire passionnante d'une innovation stratégique (pour reprendre la typologie Markides-Geroski des innovations) : peu d'impact sur les habitudes des consommateurs (ça ne change pas fondamentalement le nombre de cafés que vous prenez dans la journée), mais un impact destructeur sur les compétences et les actifs des acteurs établis (d'où les difficultés des outsiders à remonter la pente aujourd'hui).
Posted by Bernard Buisson on octobre 18, 2005 at 07:00 AM dans Cas d'école | Permalink | Commentaires (5) | TrackBack
Quand la presse se trompe d'innovation
La semaine dernière, les lecteurs du Figaro ont découvert une nouvelle formule. La belle affaire ! Tous les titres subissent régulièrement ce genre de lifting (voir aussi Challenges, ou moins récemment Le Nouvel Economiste. Le Monde va aussi refaire cet exercice dérisoire le 7 novembre prochain), et ils aimeraient faire croire à leurs lecteurs qu'il s'agit d'une formidable innovation. Ainsi donc, le nom du journal en lettres blanches sur fond bleu, et plus de photos en première page seraient garants de la modernité. A l'heure où les Français s'équippent massivement en connections internet haut débit, les "nouvelles formules" de la presse ont un charme désuet.
Peut-on aujourd'hui s'abonner au Figaro de façon électronique uniquement ? Rassurez-vous, rien n'a changé ! Seules deux formules d'abonnement sont proposées : la version papier toute la semaine + le Figaro magazine le week-end ou, autre formule, les versions papier du vendredi et du samedi avec le magazine. Vous cherchez sur internet un article de la semaine dernière ? C'est possible, moyennant ... 4 Euros (l'article ! Soit quatre fois le prix du quotidien papier...). L'explication est simple, et elle ne vise pas que le Figaro, l'immense majorité de la presse continuant à raisonner de cette façon : ils sont persuadés que leur coeur de métier est d'imprimer des articles sur du papier, et de vendre ce papier. Internet n'est qu'un accessoire pour technophiles, certainement pas de quoi remettre en cause le coeur de métier noble et historique de cette industrie. Un abonnement électronique uniquement ? Certainement pas... (Les Echos et Le Monde ont eu l'intelligence de proposer une formule d'abonnement uniquement web). Des archives abordables ? A quoi bon, sinon qui acheterait notre magnifique format papier (nouvelle formule...)
La numérisation de l'information et internet sont donc gérés comme des menaces, des effets secondaires embarrassants du progrès, et pas comme des opportunités qui permettraient de faire évoluer l'activité pour mieux répondre aux besoins des lecteurs. La presse préfère l'innovation de façade, la cosmétique, se réfugier dans son histoire et rentrer dans le XXIème siècle à reculons. Les difficultés financières de nombreux titres (Libération, Le Nouvel Economiste...) n'auront donc eu aucune valeur pédagogique ; gageons qu'elles ne sont pas terminées.
Posted by Bernard Buisson on octobre 17, 2005 at 07:00 AM dans Opinion | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
Les Mardis de l'innovation au CNAM, prochaine séance: Innovations radicales et extraordinaires
Prochaine séance des Mardis de l'innovation:
Mardi 18 octobre 2005: Innovations radicales et extraordinaires
Le contexte actuel de révolution technologique favorise l'apparition d'innovations radicales et "extra-ordinaires" en ce sens qu'elles marquent un progrès déterminant pour les utilisateurs, allant bien au-delà de l'amélioration de l'existant.
Une analyse approfondie et illustrée du processus d'innovations radicales (en comparaison avec les innovations de continuité), de la création de valeur qui y est associée et des implications stratégiques qui en découlent pour les entreprises.
Lieu des conférences: CNAM Amphi C, 292, Rue St Martin, Paris 3ème - De 18h15 à 21h15
Animés par Marc Giget, les Mardis de l'Innovation ont pour but de diffuser la culture de l'innovation sous toutes ses formes à travers des grandes conférences/débats portant sur les théories et concepts clefs de l'innovation, illustrés de nombreux exemples, la présentation par leurs acteurs des meilleures pratiques d'innovation à travers le monde, l'innovation dans des secteurs en transformation rapide, les grandes périodes d'innovation du passé, et l'innovation dans d'autres pays.
Les Mardis de l'innovation sont suivis par les auditeurs du CNAM
préparant des formations professionnelles spécialisées en gestion de
l'innovation. Ils sont ouverts gratuitement aux cadres dirigeants :
entrepreneurs, directeurs de la R&D et de laboratoires, directeurs
marketing, responsables de marque et de SBU, investisseurs, chefs de
projets, créateurs, artistes, designers, concepteurs, porteurs de
projets, gestionnaires publics de la recherche et de l'innovation.
Compte
tenu du nombre limité de places disponibles et des mesures de sécurité,
il est indispensable de s'inscrire avant chaque séance en laissant ses
coordonnées (nom, prénom, fonction, organisme, e-mail, téléphone) sur
innov@cnam.fr.
Les Mardis de l'innovation sont également diffusés sur le programme "Les chemins de la connaissance" de France Culture.
Ils peuvent aussi être reçus en direct ou différé, en diffusion ou en
duplex/multiplex (vidéo et audio) au sein d'universités, écoles ou
entreprises.
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 14, 2005 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
La gravité selon Microsoft
On m'a suggéré (merci Franck), et parce que ça fait pas mal de temps que je ne me suis pas fait agresser sur mon blog, de tenter d'explorer une théorie que l'on pourrait appeler théorie de la gravité Microsoft (TGM) dans le domaine high-tech.
L'idée vient d'une réflexion suite au pétage de plombs de Steve Ballmer lorsque l'un de ses employés est venu lui annoncer sa démission et son passage chez Google. Franck m'a rappellé une BD Peanuts dans laquelle Snoopy lançait un ballon vers le ciel et, ne le revoyant pas revenir, allait voir Charlie Brown pour lui expliquer le problème. Charlie Brown lui répondait qu'il ne fallait pas qu'il s'inquiète, car tout ce qui est envoyé en l'air finit
toujours par retomber. Alors Snoopy repartait, confiant, et retrouvait effectivement son ballon sur le sol un peu plus loin.
Bill Gates ne ressemble-t-il pas à Charlie Brown? Ce qui nous amène à notre théorie de la gravité. Enonçons-là ainsi: "Dès lors qu'une chose à une masse significative, il coûte plus cher de la faire tenir en l'air que
de la laisser tomber". C'est pour cela que les startups nécessitent des quantités considérables d'argent pour tenir en l'air. Et plus elles veulent dominer le monde, plus elle acquièrent de masse, et plus elles doivent lutter contre la gravité.
Quand le Google challenger (et tant d'autres...) gagne en masse, il a donc intérêt à s'assurer qu'il possède l'énergie nécessaire pour sa satellisation. Si on considère que dans le monde de l'informatique, la masse est fonction du nombre d'ennemis qu'on se fait (l'arrogance est un des paramètres) et que l'énergie est le cash, ils ont bien raison d'avoir fait le plein cet été.
Quand à Bill, il a bien compris cela depuis longtemps et il reste sur terre! Sa masse croît continuellement mais sa position au sol fait que cela ne le gêne pas. Et, cerise sur la gâteau, cette même position fait qu'il récupère les
pièces détachées de tous les crashs. Plus l'objet était chargé, plus il y a de pièces à récupérer ! Gratoche !
Que Steve Ballmer pête les plombs face à Google, soit... mais Bill, lui, doit en définitive bien se marrer. De toutes façons, il a actuellement assez de féraille à glâner (Palm, dernier en date); plus serait trop (Mac, OpenOffice, ...) C'est aussi pour cela qu'il a investi 150 millions de dollars dans Apple en 1997; pour contrer les lois de la gravité... Si tout tombe en même temps, les mauvaises langues n'hésiteraient pas à l'accuser.
Pour mémoire, se trouvent actuellement en l'air:
- Google : les administratifs et les ex-consultants sont recrutés par wagons, la cote d'amour baisse, la masse croît à une vitesse vertigineuse, aidée en cela par l'arrogance.
- Sun : Java est délaissé par la communauté techie au profit de Python, et de toute façon Scott aime Bill désormais. Scott va faire des serveurs x86 comme Michael, mais avec un OS propriétaire ouvert, à condition que ce ne soit pas Linux, allez y comprendre quelque chose.
- Oracle : le prochain OS de Bill rendra inutile l'acquisition d'un SGBD à part.
- Nintendo et Sony : ils se battent entre eux, la gravité commence à sentir son effet; Sony dépense des milliards pour remonter un peu en altitude en mettant au point... un micro-processeur spécial pour la PS3, quand Bill, lui, parie sur une banalisation du matériel pour abaisser les coûts de développement et rester au raz du sol;
- Firefox : la masse est faible actuellement, et donc la consommation faible, mais il faudra bien un jour qu'elle croisse pour que l'aventure profite à ses protagonistes. La création d'une entité commerciale n'est qu'un premier pas, significatif cependant.
- Eclipse : tout à fait à la marge pour l'instant, mais cette plateforme de développement ressemble de plus en plus à un OS au sens que Bill donne à ce terme. De plus, comme elle ne vise que les techies, tout se passe dans l'ombre, mais les techies sont justement ceux qui produisent de la valeur. Il est stupéfiant de voir le nombre et la qualité de se qui s'écrit aujourd'hui pour Eclipse. Sur Eclipse, l'open source devient sexy... On peut avancer que Eclipse à plus de capacité à être un challenger de Bill que FireFox. Ce que les gens trouvent chouette dans FireFox est décuplé dans Eclipse. Bref, excellent rapport masse/énergie, pour l'instant...
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 12, 2005 at 07:00 AM dans Théorie | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
Lew Platt, ancien patron de Hewlett Packard
Lew Platt, ancien patron de Hewlett Packard, est mort il y a quelques jours. En soi, la mort d'un ancien chef d'entreprise n'est pas toujours un événement, mais Platt n'était pas n'importe quel chef d'entreprise. Il était le symbole même d'un leader de type 5, selon la classification de Jim Collins. Modeste, très attaché à la qualité des relations humaines dans son entreprise, mal à l'aise dans les grands discours, mais qui n'hésitait pas à manger régulièrement à la cantine comme tout le monde, il avait eu le malheur de diriger une entreprise d'informatique dans les années 90, à une époque où l'on cherchait plutôt des PDG charismatiques, capable d'offrir un visage resplendissant sur une couverture de magazine, des leaders de type 4 dans la classification de Collins. Peu porté sur les fusions-acquisitions, qui tiennent si souvent lieu d'ambition stratégique, Platt avait fini par être remplacé par Carly Fiorina, son contraire absolu, qui correspondait mieux à l'époque sans doute. Sortie de l'ingénieur, entrée du marketing. Les actionnaires voulaient du spectacle, ils allaient en avoir. La suite on la connaît:une fusion calamiteuse avec un Compaq en perte de vitesse, deux unijambistes s'épaulant pour préparer un 100m. Une attaque sauvage contre la "HP Way", la philosophie de management notamment basée sur le respect humain, une organisation démoralisée et sans stratégie, un PDG qui ne communiquait plus que par allocutions télévisées et se déplaçait en hélicoptère aux quatre coins de la planète, et au final des résultats plutôt médiocres. Les 10.000 licenciements en cours, qui concernent également l'établissement français de Grenoble, ne se sauraient sans doute jamais produits avec Platt. Non pas qu'il n'était pas concerné par la performance: quand il s'agissait de chiffres, il était intraitable; il a ainsi présidé à une multiplicaiton par huit du cours de
bourse de 1992 à 1999, une performance similaire à celle de Lou
Gerstner, d'IBM, mais qui a réussi, lui, à se mettre en avant. Simplement, il pensait qu'une entreprise où les employés étaient motivés finissait toujours par avoir de meilleures performances. Une pensée ridiculisée durant la folle époque de la bulle Internet.
Après avoir quitté HP, il était allé remettre de l'ordre chez Boeing, traumatisé par un scandale. Son expérience et sa sagesse y firent merveille.
Il avouait lui-même qu'il n'avait sans doute pas été assez capable de maîtriser la composante politique de son métier, qu'au final il avait peut-être été naïf en souhaitant simplement qu'on se souvienne de lui comme quelqu'un capable de dialoguer avec tout employé de son entreprise.
Sans doute pas. L'éclatement de la bulle Internet a montré les dangers de leaders charismatiques dont les aventures se sont souvent terminées en faillites retentissantes, et parfois frauduleuses. Comme le dit Jim Collins, "Nous avons besoin de plus, pas moins de gens comme Lew Platt". Un temps ringard, les Lew Platt semblent être furieusement revenus à la mode. Une leçon que médite sans doute Carly Fiorina, licenciée sommairement de HP après une courte, mais calamiteuse, période à la tête de HP.
http://www.businessweek.com/technology/content/sep2005/tc20050912_3107_tc119.htm
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 11, 2005 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
Article sur Larry Page et Sergei Brin, fondateurs de Google
Un article très intéressant (merci Jérôme) sur les fondateurs de Google, qui montre comment ils ont su rester eux-mêmes et s'imposer face aux VC. Question que pose l'article: jusqu'à quel point leur attitude est-elle de la force de personnalité et quand devient-elle un caprice? La dynamique très particulière formée par le trio dirigeant de Google, les deux fondateurs Larry Page et Sergei Brin, et le PDG Eric Schmidt, sera certainement un élément déterminant du succès ou de l'échec de Google. Jusque-là, on peut dire que Schmidt a reussi à catalyser la créativité et l'excentricité des deux fondateurs. Schmidt semble être un leader comme Jim Collins les aime, ceux qui savent s'effacer derrière leur organisation. Quant aux deux fondateurs, c'est moins clair. Si l'entreprise continue d'être organisée autour de leur personne, on s'éloignera du modèle Collins pour rejoindre le modèle du tyran entouré de mille assistants à la Steve Jobs, et comme Apple, l'entreprise deviendra à la fois précieuse grâce à leur talent, et fragile à cause de lui...
http://men.style.com/gq/features/full?id=content_422
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 10, 2005 at 07:00 AM dans Revues d'articles | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Les Mardis de l'innovation au CNAM, prochaine séance: Voyage au coeur du processus d'innovation
Prochaine séance des Mardis de l'innovation:
Mardi 11 octobre 2005, séance d'ouverture: Voyage au coeur du processus d'innovation
L'innovation se définit de façon générique comme l'intégration du meilleur état des connaissances en produits et services créatifs allant plus loin dans la satisfaction des individus.
Dans cette séance, le processus d'innovation est analysé dans son ensemble, puis au niveau de ses différentes facettes, qui en font à la fois la richesse et la complexité. Sont abordés notamment les dimensions technologique, psychologique, sociologique, artistique et philosophique de l'innovation, la dynamique du processus d'innovation, les conflits inhérents au processus d'innovation et leur résolution, la synthèse créative, l'organisation du processus d'innovation.
Une vision complète des facettes multiples des processus d'innovation.
Lieu des conférences: CNAM Amphi C, 292, Rue St Martin, Paris 3ème - De 18h15 à 21h15
Animés par Marc Giget, les Mardis de l'Innovation ont pour but de diffuser la culture de l'innovation sous toutes ses formes à travers des grandes conférences/débats portant sur les théories et concepts clefs de l'innovation, illustrés de nombreux exemples, la présentation par leurs acteurs des meilleures pratiques d'innovation à travers le monde, l'innovation dans des secteurs en transformation rapide, les grandes périodes d'innovation du passé, et l'innovation dans d'autres pays.
Les Mardis de l'innovation sont suivis par les auditeurs du CNAM préparant des formations professionnelles spécialisées en gestion de l'innovation. Ils sont ouverts gratuitement aux cadres dirigeants : entrepreneurs, directeurs de la R&D et de laboratoires, directeurs marketing, responsables de marque et de SBU, investisseurs, chefs de projets, créateurs, artistes, designers, concepteurs, porteurs de projets, gestionnaires publics de la recherche et de l'innovation.
Compte tenu du nombre limité de places disponibles et des mesures de sécurité, il est indispensable de s'inscrire avant chaque séance en laissant ses coordonnées (nom, prénom, fonction, organisme, e-mail, téléphone) sur innov@cnam.fr.
Les Mardis de l'innovation sont également diffusés sur le programme "Les chemins de la connaissance" de France Culture. Ils peuvent aussi être reçus en direct ou différé, en diffusion ou en duplex/multiplex (vidéo et audio) au sein d'universités, écoles ou entreprises.
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 7, 2005 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
Notre livre "Objectif: Innovation" sort aujourd'hui
Allez, l'instant pub sur le blog. Notre livre "Objectif Innovation" sort aujourd'hui chez Dunod.
Ouvrage de stratégie conçu pour les praticiens de l'innovation, l'ouvrage :
- Sensibilise aux enjeux de l'innovation,
- Identifie et analyse les causes d'échec face à l'innovation,
- Met en lumière ses principaux mécanismes,
- Propose des pistes pour placer l'innovation au coeur du fonctionnement de l'entreprise, sur les plans stratégique, organisationnel et humain.
Il s'adresse aux publics suivants:
- Dirigeants, cadres et responsables d'unités opérationnelles,
- Responsables R&D, stratégie et Marketing,
- Acteurs publics, investisseurs privés et consultants,
- Étudiants de 2e et 3e cycle.
Voici quelques liens:
- Le livre chez Amazon
- Le livre à la FNAC
- Le livre chez Alapage
- Le site du livre
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 6, 2005 at 07:00 AM dans Actualité, Le livre | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
Microsoft perd une (petite) manche contre l'open source
Sale temps pour Microsoft. C'est peut-être un détail, mais l'Etat du Massachusetts aux Etats-Unis vient d'adopter le format Open Document pour toutes les applications utilisées par les agences du gouvernement. Cela signifie que seuls des logiciels bureautiques respectant ce format ouvert pourront désormais être achetés par les-dites agences. Environ 50.000 PC sont concernés. Microsoft ayant toujours dit qu'il n'adopterait pas ce format pour sa suite "Office", il se trouve de facto exclu de l'appel d'offre. En soi, 50.000 PC ce n'est pas grand chose, mais cette décision est très significative de la guerre qui se livre actuellement sur le front de l'open source, et de la difficulté de Microsoft très mal à l'aise face à cet ennemi nouveau et insaisissable. Si de telles décisions venaient à se multiplier, le monopole actuel d'Office pourrait être remis en cause.
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 5, 2005 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Palm: fin de partie, Microsoft récupère les miettes
Là, pour le coup, Bill a franchement du se marrer. On se rappelle sans doute qu'il y a deux ans, Palm s'était scindé en deux, avec une entreprise qui s'occupait des PDA (PalmOne) et une qui s'occupait du système d'exploitation (PalmSource). Cette décision faisait suite aux nombreuses pressions de la communauté, notamment financière, qui ne comprenait pas que l'on puisse faire à la fois du matériel et du logiciel. Là où Apple, dans la même situation et sous la même pression depuis des années, a sagement choisi d'ignorer ce type de bon conseils, Palm a cédé. Longtemps leader du monde des PDA, Palm connaît en effet une période difficile depuis plusieurs années, d'une part en raison de la concurrence que lui livre Microsoft avec son PocketPC, mais aussi en raison de la mollesse du marché lui-même. Sans compter les erreurs commises par Palm (départ de l'équipe de développement, inertie).
Dédoublé donc, Palm entamait une nouvelle jeunesse et repartait à l'assaut des marchés avec de nouveaux terminaux et un nouvel OS, connaissant même un certain succès avec le Tréo, un Palm téléphone qui a ses fans.
Las, on apprenait il y a une semaine que PalmOS serait rachetée par Access, une société... japonaise, jusque-là spécialisée dans les navigateurs pour téléphones. Sans faire de procès d'intention, on imagine mal que ce soit là une manoeuvre stratégique de grande envergure pour assurer la domination de l'OS. Ca ressemble plutôt à une liquidation de stocks, et ça n'est pas très glorieux.
Mais ce n'est pas tout. Il y a quelques jours, PalmOne a confirmé ce que la rumeur indiquait depuis longtemps, à savoir que le prochain Tréo serait équippé de... PocketPC (Enfin on dit Windows Mobile version 5 maintenant). Mais oui, l'OS de Bill. Quant on songe que Palm était le symbole de l'échec de Microsoft dans le domaine des PDA et des téléphones haut de gamme, il s'agit d'un sacré retournement. Ils ne doivent pas être fiers chez Palm. Vraiment. En novembre dernier, le nombre de PDA équippé de Windows a dépassé le nombre de Palm pour la première fois. Rappelons qu'il y a quelques années, Palm avait 70% du marché, et l'arrogance qui allait avec. Rappellons aussi que PalmSource était dirigé par David Nagel, le même qui avait été à l'origine de l'échec d'Apple dans le développement de son OS "Copland" en 1996. Un beau palmares en effet...
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 4, 2005 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Carrefour des possibles: c'est demain
Projetez-vous dans l'avenir de l'Internet avec les 10 projets innovants du 22e Carrefour des Possibles et un invité spécial : Anthony Townsend, de l'Institute For The Future (IFTF) de 17h30 à 21h30 (cocktail à partir de 20h) à la Cité des sciences et de l'industrie 30 avenue Corentin-Cariou, Paris 19e.
Au programme :
- A 17h30, Anthony Townsend, IFTF, répond aux questions de Daniel Kaplan , délégué général de la FING. Anthony Townsend est urbaniste et s'est toujours intéressé aux liens entre les technologies et les pratiques en réseau, et l'avenir des villes. Il a co-fondé NY Wireless, la communauté Wi-Fi de New York. Il est désormais Directeur de recherche de l'Institute For The Future, l'un des "Think tanks" les plus influents en Amérique, dirigé par Paul Saffo. Anthony Townsend reviendra sur les "Perspectives à 10 ans" tracées par l'IFTF, autour de trois grands mouvements : le "retournement" de l'économie, l'intelligence sociale à l'âge des machines sociales, les dures réalités de l'écologie mondiale.
- A 18h30, 10 projets innovants se présentent dans le cadre du 22e Carrefour des Possibles en Ile de France : innovations d'usage, de service, techniques ou organisationnelles, présentées par des entrepreneurs, des artistes, des chercheurs, des associations... Un seul critère : la technologie mise au service de la créativité et des nouveaux usages. Une règle : l'ouverture d'esprit, la volonté de découvrir.
- A 20h, rencontres libres autour d'un cocktail, entre les participants et les porteurs de projets.
Le Carrefour se déroule dans le cadre somptueux de la Cité des Sciences et de l'Industrie, réservée exclusivement aux participants du Carrefour des Possibles. Il est organisé par la FING et rendu possible par le soutien de la Région Ile-de-France et du Carrefour Numérique de la Cité des sciences et de l'industrie.
Inscription gratuite en ligne ici.
Si l'avenir d'Internet nous intéresse, voilà une séance à ne pas manquer. Attention, il y aura malheureusement grève des transports publics. Après réflexion, la FING a préféré ne pas annuler l'événement. Il serait dommage qu'une grève freine l'effort d'innovation en France!
Posted by Philippe Silberzahn on octobre 3, 2005 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
