Le péril jaune (2): des grues et des hommes

Voyage à Nanjing pour aller voir un client. Nanjing, c'est une petite ville de six millions d'habitants, située à 300km de Pekin. Les deux villes sont reliées par un train à grande vitesse ultra moderne qui les met à deux heures l'une de l'autre en comptant trois arrêts. Arrivée dans le wagon "ouah, les premières classes sont vraiment magnifiques! Bon, trouvons le wagon 2e classe. Euh, c'est le wagon 2e classe".
Le train part. Deux heures de trajet et durant ces deux heures, par un seul instant - pas un seul - sans voir une grue et un immeuble en construction. Sur 300 kilomètres. Arrivée à Nanjing: une gare magnifique, toute neuve, avec en face un grand parc, tout en verdure.
Les chinois, y causent pas régime spéciaux de retraite ou service minimum, mais on ferait peut-être bien de les prendre au sérieux. En tout cas, l'image caricaturale du chinois exploité tiré de sa campagne pour travailler dans une usine enchaïné à sa table, que l'on voit tous les quinze jours au journal de 20h, faudra s'en méfier.

Posted by Philippe Silberzahn on septembre 28, 2007 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Le péril jaune (1): protégez nos enfants!

Comment? quoi? qu'apprend-on avec effroi? Que les chinois fabriquent des saletés qui menacent nos enfants? Depuis quelques semaines, la presse occidentale ne rate pas une occasion de relater les incidents qui se produisent sur des produits fabriqués en Chine: peintures au plomb dans des jouets, lits qui étouffent les enfants, etc. Il faut réagir! Il faut une réglementation! Que fait le gouvernement? Il faut lutter contre ces chinois. Interdire leurs produits! Et surtout, les mettre aux mêmes standards que nous!
Car c'est bien évident, jamais une entreprise occidentale, et encore moins une entreprise française, ne prendrait de tels risques avec la sécurité de nos enfants. Vraiment, seuls des étrangers peuvent faire cela.
Oui, sauf que... les entreprises chinoises en question travaillent... pour le compte de bonne vieilles entreprises occidentales, et non des moindres. En fait, toutes les entreprises occidentales font fabriquer leurs produits en Chine.
Reprenons donc le fil de l'histoire. L'entreprise A dit à son sous-traitant chinois: "ce que je fabriquais chez moi pour 50$, fabrique-le en Chine pour 25$; je ne veux rien savoir sur comment tu t'y prends."
Question: qui, dans ces conditions, est responsable de la qualité résultante? Le sous-traitant, qui fait ce qu'il peut et vit sous la menace permanente de perdre le marché dès que ses coûts dépassent de quelques pourcents ceux de son concurrent, ou le "fabricant" occidental ayant pignon sur rue qui prend un air offensé alors qu'il n'a été motivé que par la seule recherche de coûts les plus bas? Avant de se lancer dans une campagne xénophobe contre les chinois, peut-être faudrait-il commencer à balayer devant sa porte.
D'ailleurs, il est intéressant de noter que Mattel, le fabricant de jouets, vient d'exprimer publiquement ses excuses à ses clients, pour une série de rappels de produits, en déclarant que le problème venait non d'une sous-traitance de mauvaise qualité, mais d'une mauvaise conception. Mais ce n'est pas tout. Le PDG a aussi présenté ses excuses... au peuple chinois, selon lui injustement mis en cause dans toute cette affaire. Dont acte... mais de ces excuses, la presse a peu parlé.

Posted by Philippe Silberzahn on septembre 24, 2007 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack

Manifeste pour une gauche moderne, par les Gracques

Pour ceux que le débat politique intéresse, voici une lecture très intéressante. Il s'agit du manifeste des Gracques, que l'on trouvera ici. On se souvient que ce groupe rassemble d'anciens collaborateurs de divers gouvernements socialistes.
C'est intéressant parce qu'on y trouve des passages comme:

"La gauche doit être favorable aux entrepreneurs. Elle doit reconnaître l'entreprise comme source de richesses et aussi d'intégration sociale. Le goût du risque est facteur d'innovation et de croissance. Il faut le laisser se déployer pleinement pour créer la dynamique économique dont toute la société a besoin."

"[la gauche moderne] croit que la compétitivité de notre économie et la capacité à générer durablement le plein-emploi dépendent toujours du choix de l'innovation et de l'adaptation plutôt que de la préservation du monde d'hier."

"La gauche doit dire haut et fort que la mondialisation est un progrès."

On y est presque. Quelqu'un peut-il envoyer le texte à François Hollande?

Posted by Philippe Silberzahn on septembre 13, 2007 at 10:07 PM dans Actualité | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack

Colloque Innover et Entreprendre sur notre territoire

Signalons un peu tard, mais pas trop tard, le colloque suivant:

Innover et Entreprendre sur notre territoire

"Comment renforcer l'appui de la Recherche, de l'Enseignement Supérieur et des Entreprises, aux Créateurs d'activités nouvelles et d'Entreprises innovantes ?"

Organisé le Jeudi 5 avril 2007 (demain...) par Institut d'Optique Graduate School. Pour plus d'informations, visiter le site  Ile de Science. On nous indique que l'entrée est gratuite pour les étudiants.

Posted by Philippe Silberzahn on avril 4, 2007 at 01:48 PM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

ZLIO - A chacun sa boutique

La promesse de Zlio est déconcertante au premier abord : "Créez votre propre boutique en ligne en 5mn ! Même si vous n'avez rien à vendre !".

Et pourtant ; Zlio permet bien de créer sa boutique thématique, sans s'occuper d'approvisionnement ni d'après-vente. Le mécanisme ? Chaque boutique individuelle vend des produits qui sont amenés par d'autres plate-formes. Sur la boutique Woody Allen par exemple (http://woodyallen.zlio.com/), quand vous choisissez le coffret Woody Allen en 6 dvd, vous achetez au final sur amazon.fr. Pour plus d'explications, voir l'excellent post de François Ziserman sur Zlio : http://www.ziserman.com/blog/2007/03/21/tous-commercants-avec-zlio/.

Après "Tous blogueurs", les internautes sont-ils prêts à devenir "Tous commerçants" ? L'hyperspécialisation de la distribution est une tendance de fond ; Zlio donne à tout le monde la capacité de participer à ce mouvement. Zlio annonce déjà plus de 50000 boutiques, alors qu'est-ce que vous attendez pour créer la vôtre !

http://www.zlio.com

Posted by Bernard Buisson on mars 26, 2007 at 11:26 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack

Radio sur mesure

Signalé dans les Echos Innovation aujourd'hui, l'excellent site www.pandora.com. Vous indiquez un titre de chanson, ou le nom d'un chanteur, et le site va chercher pour vous sur la radio, en temps réel, des titres proches musicalement, et donc susceptibles de vous plaire (ne comptez pas sur nous pour l'explication relative à l'algorithme, mis au point dans le cadre du music genome project : http://www.pandora.com/mgp.shtml). Petite restriction juridique pour l'instant, il faut théoriquement être résident américain, et donc indiquer un code postal américain.

Dans une philosophie légèrement différente, musicovery (http://musicovery.com/) vous guide dans les différents genres musicaux, avec une interface graphique exceptionnelle.

Enfin, radioblogclub (www.radioblogclub.com) vous permet de découvrir les listes de chansons établies par les internautes qui apprécient les mêmes titres que vous.

Trois sites qui prouvent, s'il en était encore besoin, que pour tous les média, il y a un avant et un après internet.

Posted by Bernard Buisson on février 6, 2007 at 06:30 PM dans Actualité | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack

Les brevets stimulent-ils l’innovation ou la découragent-ils ?

François Levêque et Yann Ménière, du CERNA/ParisTech (Mines Paris), viennent de publier un rapport sur les relations entre brevets et innovation.

Les brevets stimulent-ils l’innovation ou la découragent-ils ?
En économistes, les auteurs considèrent l’intérêt de l’ensemble de la collectivité, sans se soucier de la légitimité de la répartition des bénéfices du système. Leur mérite est de considérer l’ensemble des impacts économiques des brevets et de présenter une bonne synthèse des études disponibles.

- Les brevets constituent une incitation à  innover, aux effets visibles mais très variables d’un secteur à l’autre : une entreprise pharmaceutique a besoin d’une période d’exclusivité pour amortir d’énormes coûts d’essais cliniques, un fabricant de missiles préférera ne pas divulguer certains aspects sa technologie, beaucoup d’enteprise considéreront que la meilleure protection est leur avance sur le marché.
- Les brevets contribuent à la diffusion d’informations utiles pour l’ensemble du secteur : les entreprises, notamment les japonaises, reconnaissent qu’elles utilisent beaucoup les brevets comme source d’information technique.
- Les brevets facilitent les accords de licences, essentiels lorsque celui qui a produit une technologie n’est pas le mieux placé pour en tirer parti sur certains marchés. Cet apport est beaucoup plus important pour les petites entreprises que pour les grandes, et dans les technologies de pointe. Notons que le marché des technologies est beaucoup plus actif aux Etats-Unis et au Japon qu’en Europe.
- Dans les domaines où l’innovation est cumulative et appelle des innovations complémentaires, les brevets ont des effets négatifs, là aussi très variables selon les secteurs et parfois en partie compensés par la mise en place de « pools de brevets » et d’accords de licences croisées. Ces effets négatifs sont d’autant plus importants que les offices de brevets acceptent de manière peu critique des dépôts qui devraient être rejetés. On peut donc limiter ces effets en améliorant les procédures d’examen et de contestation des brevets.

Pour télécharger le rapport :
http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=958830

Posted by Bernard Buisson on février 2, 2007 at 05:37 PM dans Actualité | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack

3GSM

Mon entreprise, Digital Airways, sera présente au salon 3GSM, le plus grand événement de la téléphonie mobile, qui aura lieu à Barcelone du 12 au 15 février. Ceux d'entre-vous qui y vont aussi peuvent me contacter. A noter que cette année, nous avons un stand grâce à l'action d'Ubifrance, l'organisme français chargé de l'aide à l'exportation. Ubifrance a réservé un grand stand au salon et sous-loue, pour un prix modique, des stands à différentes startups. Un grand merci à eux et un bon exemple d'une aide gouvernementale ciblée, très utile et très efficace économiquement.

Posted by Philippe Silberzahn on janvier 22, 2007 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Salon du livre d'entrepreneuriat - Jeudi 18 janvier

Encore une excellente initiative: le Salon du livre d'entrepreneuriat organisé par Advancia, l'école des entrepreneurs. 

             Bourse de Commerce
            2 rue de Viarmes 75001 Paris
            de 11h à 19h   - entrée libre -

  • A 11h : cérémonie d'ouverture par Yvon Gattaz
  • A 19h : remise du Prix Advancia-CCIP du livre d'entrepreneuriat par Geoffroy Roux de Bézieux
  • Toute la journée : 60 à 70 auteurs présents, tables rondes, conférences , tous les livres intéressant le porteur de projet, l'entrepreneur aguerri, l'étudiant, le formateur en entrepreneuriat.
  • Présence du libraire Gibert Joseph, des éditions Dunod, Village Mondial Pearson, Du Puits Fleuri, Inforeg, Autrement, et de la Fondation de l'entrepreneurship du Québec.
  • Parce que le bonheur est dans la création, deux artistes, une peintre et une sculptrice exposeront leurs oeuvres.

Je serai présent et j'interviendrai à 17h50 au sujet de notre livre "Objectif: Innovation".
Pour plus d'info, voir le blog d'Advancia.

Posted by Philippe Silberzahn on janvier 16, 2007 at 09:25 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Evénement INT - Innovation et Grandes Ecoles : Enjeux pour la Mondialisation - 19 janvier 2007

Signalons l'organisation d'un événement intéressant réunissant startups et grandes écoles organisé par Didier Tranchier, Professeur d'Innovation à l'INT. Inutile de souligner l'importance de rapprocher le monde entrepreneurial des grandes écoles et universités...
Le pari de l’innovation s’il est vital pour les start-ups apparaît plus risqué sur le plan de la pédagogie :
– A quelles conditions peut-on faire rentrer les Start-ups dans la salle de cours ?
– Quel bénéfice pour ces entreprises ?
– Quel statut théorique accorder à ces nouvelles pratiques pédagogiques ?
Ce pari de la créativité a été conçu au moment même où une forte accélération de l’Histoire reconfigure le monde par le double effet de la globalisation et de la révolution numérique.
C’est dans ce cadre que les grandes Écoles et les Universités françaises devront tirer leur épingle du jeu :
– Déjà, en 1999, à Bologne (Italie), vingt-sept pays européens se sont engagés à harmoniser leur système d’enseignement supérieur.
– Puis c’est l’Europe qui ambitionne de devenir à l’horizon 2010, « l’économie de la connaissance la plus dynamique et la plus compétitive ».
Cette journée vise à nourrir le débat actuel.
Pour des raisons de places et de sécurité, l’inscription à cet événement est obligatoire, ... et gratuite grâce au soutien des partenaires de l'INT. Pour vous inscrire , envoyez un e-mail à : didier (point) tranchier (at) adelit (point) com. Précisez votre Nom, Adresse, Entité/Entreprise Indiquez si vous restez à déjeuner (buffet gratuit pour les personnes extérieures à l’INT)
Pour plus d'info, cliquer ici.

Posted by Philippe Silberzahn on janvier 15, 2007 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

100.000 Entepreneurs!

Saluons l'excellente initiative prise par l'association Horizons qui consiste à donner l'envie d'enteprendre aux jeunes. Pour cela, elle organise des visites d'entrepreneurs dans les lycées et collèges. Les entrepreneurs présent leur activité, leur passion. L'objectif, au-delà d'une promotion bien nécessaire de l'entrepreneuriat, est d'inciter les jeunes à ne pas avoir peur de l'avenir, et de leur offrir une autre vision de l'entreprise que celle traditionnellement véhiculée en France de manière caricaturale par les syndicats (exploitation des employés) ou la presse (scandales financiers).
Le site de l'opération 100.000 Entrepreneurs: ici. Si chaque entrepreneur accepte de consacrer deux heures à ce projet, l'impact peut être significatif.

Posted by Philippe Silberzahn on janvier 5, 2007 at 06:21 PM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Semaine des Business Angels

Voilà une excellente initiative qu'il faut encourager: Initiée par France Angels, association française pour la promotion de l’investissement privé par les Business Angels, la Semaine des Business Angels est une initiative soutenue par Renaud Dutreil, Ministre des PME, du commerce, de l’artisanat et des professions libérales, réalisée en partenariat avec BFM.

La Semaine des Business Angels est l’occasion de présenter au plus grand nombre l’activité des Business Angels et des réseaux locaux de Business Angels. Elle a lieu du 27 novembre au 1er décembre dans plusieurs villes de France.

Le Business Angel est une personne physique qui investit une part de son patrimoine dans des projets de création d’entreprises innovantes à fort potentiel, et qui met à disposition des entrepreneurs ses compétences, ses expériences, ses réseaux relationnels et son énergie d'entrepreneur. C'est un acteur clé du financement de la création et du développement des entreprises innovantes.

Le nombre de Business Angels en France a quadruplé ces 4 dernières années. Il devrait encore augmenter rapidement et considérablement dans le futur pour permettre à notre pays de combler son retard dans le financement d’amorçage des sociétés innovantes.

Inscription sur le site ici: Semaine des Business Angels.

Posted by Philippe Silberzahn on novembre 14, 2006 at 08:07 PM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Intervention du Pr. Martin Hinoul sur le "Modèle Louvain"

Vendredi matin, le Réseau d'Etudes sur le Management de l'Innovation accueillera le Pr. Martin Hinoul, en charge du développement économique de la région de Louvain. Le Pr. Hinoul présentera de façon très concrète "Le modèle Louvain" ; les dispositifs qui ont été mis en place pour attirer et créer sur ce territoire des entreprises innovantes à forte valeur ajoutée, dans différents secteurs high-tech.

Le nombre de places est limité et l'inscription est obligatoire auprès de reseau.innovation at gmail.com.

Le Pr. Hinoul est titulaire d'un Ph.D. en physique et d'un 3ème cycle en gestion des entreprises de l'Université Catholique de Louvain. Il a effectué des travaux de recherches postdoctoraux à Stanford University et au M.I.T., ainsi que dans différents laboratoires en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. Il a commencé sa vie professionnelle chez Bell Telephone Alcatel (à l'époque ITT) en Belgique, où il a dirigé le département recherche. Le Pr. Hinoul a été Attaché en charge des technologies à l'ambassade de Belgique à Washington, D.C (1990-98), après avoir assuré la même fonction au Consulat Belge à Los Angeles (1984-90). En avril 1998 Martin Hinoul est devenu Business Development Manager pour la "Grande région de Louvain". En août 2001, Martin Hinoul est devenu Chef de Cabinet au Ministère Flamand de l'Economie. En juillet 2003, le Pr Hinoul est revenu à l'Université Catholique de Louvain en qualité de Business Development Manager. Le Pr Hinoul est administrateur de différentes sociétés.

Posted by Bernard Buisson on novembre 13, 2006 at 11:27 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

eMule

Entendu dans une émission de radio: seulement 2% des écrivains vivent de leur métier. On peut penser que la proportion est encore plus faible chez les musiciens. Quand on sait que 100% des éditeurs de musique vivent de leur métier, de même que 100% des librairies, 100% des vendeurs de disque, 100% des agences de publicité, 100% des télévisions et 100% des avocats, dans l'intérêt de qui est-ce vraiment de tuer eMule et de supprimer le peer-to-peer? Pas des écrivains ni des musiciens, assurément.

Posted by Philippe Silberzahn on septembre 21, 2006 at 05:15 PM dans Actualité | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack

Table ronde "Innover dans un marché en rupture"

Notre ami Benoit Sarazin animera le 26 septembre prochain à 19h00 une table ronde sur le thème "Innover dans un marché en rupture", à Telecom Paris, 46, rue Barrault, Paris 13ème (Métro Corvisart)

avec la participation de :
- Pierre Kosciusko-Morizet, co-fondateur et PDG de PriceMinister,
- André Meyer, co-fondateur et chairman de Volubill,

L'inscription préalable est obligatoire. Plus de détails sur : http://www.benoitsarazin.com/francais/2006/08/confrence_innov.html

Posted by Bernard Buisson on août 30, 2006 at 06:01 PM dans Actualité | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack

Bibliothèques et entrepreneuriat

Un article de BusinessWeek souligne le rôle important des... bibliothèques publiques aux Etats-Unis pour soutenir l'entrepreneuriat. Eh oui... A l'heure d'Internet, ce sont dans de bonne vieilles "brick and mortar" que se rendent les aspirants entrepreneurs pour y trouver les ouvrages dont ils ont besoin pour préparer et lancer leur entreprise. L'article souligne en outre le rôle d'encouragement et de conseil joué par les bibliothécaires. Un peu inattendu, mais peut-être devrait-il y avoir là une source d'inspiration pour leurs collègues français?
L'article: ici.

Posted by Philippe Silberzahn on juin 2, 2006 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack

Quo vadis Quaero?

On lira avec intérêt l'analyse faite par Loic Le Meur du projet Quaero qui vient de récolter rien moins que 90 patates de l'Etat pour développer, semble-t-il, un moteur de recherche. Ou 260 patates, personne ne sait vraiment. Loïc donne dix raisons, qui toutes me semblent justes, pour lesquels selon lui le projet va échouer. Nous avons dit sur ce blog tout le mal que nous pensons de l'Agence pour l'Innovation Industrielle, qui nous semble viciée tant sur le fond, par l'idéologie qui la sous-tend, que sur la forme, par la manière dont elle fonctionne, et l'analyse de Loïc ne nous fait guère changer d'avis. On lira également l'analyse de Daniel Kaplan, de la FING, qui rejoint lui aussi Loïc, en soulignant surtout les véritables risques de l'approche fermée et secrète du projet.

On nous reprochera naturellement, comme on l'a reproché à Loïc, de faire du mauvais esprit, d'être négatif... voir jaloux. N'est-ce pas en effet satisfaisant qu'un effort industriel français soit encouragé par l'Etat? Et moi et moi et moi... Bien sûr il faut se réjouir quand un projet innovant est soutenu par l'Etat. Mais parce qu'il s'agit de fonds publics, on a le droit de se demander pour quoi, sur quels critères et dans quelles conditions ces fonds ont été attribués. On a aussi le droit de faire connaître ses doutes quand à la pertinence de tels investissements, a fortiori lorsque la démarche est entourée d'un tel secret. En outre, il ne faut jamais oublier que l'argent investi dans un endroit ne l'est nécessairement pas dans un autre. La question devient alors "Quitte à dépenser 90 patates, n'aurait-il pas été plus souhaitable de les dépenser ailleurs?" Et là, bien sûr, la réponse est évidemment oui. A côté du grand théâtre de l'AII se débattent des dizaines d'entreprises qui ne parviennent pas à trouver des fonds pour démarrer ou se développer en raison de l'indigence du système financier français; les crédits des diverses agence de développement (aide au commerce extérieur par exemple) sont asséchés, comme me le confiait il y a quelques jours un responsable du ministère. Il n'y a plus d'argent, car l'argent est employé pour des projets médiatiques comme ceux de l'AII. On aurait aimé que le débat sur le problème de l'innovation français, au lieu de se conclure avant même d'avoir commencé par une solution technocratique absurde soit l'occasion de se poser les vraies questions, celle notamment de l'émergence d'un véritable écosystème de l'innovation et de l'entrepreneuriat. Mais ce sera visiblement pour une autre fois...

Posted by Philippe Silberzahn on mai 22, 2006 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack

Mesures de soutien aux entreprises en forte croissance

Le premier ministre a annoncé que les entreprises en forte croissance allaient bénéficier de coups de pouce fiscaux. L'idée part d'un constat simple: les "gazelles" françaises ont du mal à soutenir un rythme de croissance élevé. Sur 2 000 entreprises de moins de 250 salariés dont le chiffre d'affaires a augmenté de plus 33 % deux années de suite, "à peine une centaine parviennent à tenir ce rythme" les deux années suivantes.
Ne boudons pas notre plaisir: toute mesure qui peut aider les entreprises, en particulier les petites, est bonne à prendre et cette annonce constitue une bonne nouvelle. Le problème, c'est qu'il s'agit d'une déclaration, et qu'entre la déclaration largement reprise par la presse et la réalité sur le terrain, il y aura sûrement un monde. D'une part parce que rien n'est encore voté et d'autre part parce que la médiocrité de mise en oeuvre de telles mesures est une spécialité bien française. Nous nous sommes ainsi déjà fait l'écho plusieurs fois ici des délais insupportables de paiement des subventions annoncées à grand renfort de publicité. Encore récemment, une jeune startup qui avait bénéficié d'une aide à l'exportation et avait remis sa demande de versement début janvier n'était toujours pas payée à ce jour en raison d'un blocage inexpliqué au ministère. Très explicable en fait: il n'y a plus d'argent, donc on freine des quatre fers.
Selon mon ami Franck, il faut donc que nous apprenions à parler un nouveau langage et être capable de traduire de telles annonces du français politico-médiatique au français normal que parlent des gens comme vous et moi.
Ainsi donc, quand le premier ministre dit:

...leur permettra de bénéficier pendant au moins deux ans d'un soutien particulier avec un objectif : neutraliser les surcoûts liés à la croissance (...)

cela signifie:

...permettra à l'Etat de pousser ces entreprises à prendre des engagements en pensant pouvoir bénéficier d'un soutien pour lequel leur non-éligibilité ne leur sera signifiée que longtemps après, l'ensemble des dispositions d'application étant déterminé a posteriori.

Vu comme ça, aucune chance d'être déçu.

Posted by Philippe Silberzahn on mai 15, 2006 at 09:27 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack

Ina.fr : génial !

Quoi de plus rasoir qu'un stock d'archives ?

L'INA vient de prouver le contraire : l'ouverture au grand public, jeudi 27 avril dernier, de 100000 extraits d'émissions télévisées a remporté un succès phénoménal ! 6 millions de connexions ont été enregistrées en quelques heures, le site est rentré un instant dans le top ten des sites les plus visités de la planète.

La France est le premier pays a donner accès dans de telles proportions à ses archives (celles de CNN sont parait-il 4 à 5 fois moins importantes). C'est presque tout le dernier siècle de notre histoire, la petite comme la grande, qui est désormais à portée de souris, le débat Giscard d'Estaing-Mitterrand de mai 1974, Guy Bedos qui parle de mai 68 à Apostrophes, un reportage du 14 avril 1973 sur l'achèvement du périphérique, Marcel Pagnol qui commente son oeuvre sous vos yeux.

En cette période de rodage, le site est victime de son succès et la procédure d'achat est souvent indisponible. Espérons que tout rentrera dans l'ordre rapidement. En attendant, vous pouvez commencer à remplir votre panier : www.ina.fr (les prix des extraits et des émissions sont tous compris dans la fourchette très raisonnable de 1 à 4 Euros).

Posted by Bernard Buisson on avril 30, 2006 at 11:32 PM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Agence de l'Innovation Industrielle : premiers projets

A lire en première page des Echos aujourd'hui, l'article "L'Agence de l'innovation élit six projets d'envergure mondiale". Les projets retenus :

  • Quaero, le futur moteur de recherche européen, qui serait doté de presque 100 millions d'Euros (membres du consortium : le Groupe des écoles de télécommunications, l'université de Karlsruhe, Thomson, l'INA, France Télécom, Deutsche Telekom, Lycos et Exalead),
  • un projet de télévision mobile via satellite (proposé par Alcatel, Sagem, Dibcom et l'Institut allemand Fraunhofer),
  • Biohub, projet de transformation et d'utilisation industrielle de dérivés céréaliers (défendu par Roquette Frères),
  • Homes, projet d'optimisation des dépenses énergétiques de batiments (proposé par Schneider Electric),
  • un projet d'automotrice à grande vitesse  (défendu par Alstom),
  • Iseult, projet d'appareil de résonance nucléaire (défendu par Siemens et Guerbet).

Jacques Chirac interviendra mardi 25 avril pour commenter ces projets.

Posted by Bernard Buisson on avril 21, 2006 at 02:16 PM dans Actualité | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack

Entreprises et histoire

Pour anticiper le futur, rien de tel parfois qu'un regard intelligent sur le passé. C'est ce que propose le n°40 d' "Entreprises et Histoire", dont vous trouverez ci-après le sommaire, qui s'est penché sur les SSII françaises :

LES SOCIETES DE SERVICES ET D'INGENIERIE INFORMATIQUES
Christian Bret Jean-Paul Figer Jean-François Perret "L'évolution globale des SSII françaises",
Yves Rouilly  Bruno Stéfani Michel Rocher "L'industrie des logiciels",
François Audouze Gérard Jousset Jacques Raiman "Du traitement à façon à l'infogérance",
Pierre-Eric Mounier-Kuhn : "Origines et histoire du traitement à façon",
Jeffrey R. Yost : "A brief history of the U.S. computer services industry"
Débat : Quel positionnement pour les SSII ?
Document : Les pionniers de la profession (1972)
Chroniques : Archives * Thèses * Actualités * Clin d'oeil
Entreprises et Histoire est disponible moyennant 20,58 € auprès des Editions Eska (12 rue du Quatre Septembre 75002 Paris, Tél. 01 42 86 55 73 . E-mail : eska@eska.fr).

Posted by Bernard Buisson on mars 30, 2006 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

"Les noms de l'innovation"

Une exposition à voir ce week-end avant qu'elle ne se termine (le 15 mars, c'est à dire mercredi prochain) : "Les noms de l'innovation". Organisée par le Sénat dans une allée du Jardin du Luxembourg (allée Delacroix, à proximité de l'Orangerie du Sénat), l'exposition consiste en une trentaire de panneaux qui retracent chacun la vie d'un inventeur illustre. Idéal pour sensibiliser les plus jeunes au sujet, tout en profitant du temps magnifique de ce début de mois de mars...

Le site de l'exposition : www.lesnomsdelinnovation.com

La page du site du Sénat consacrée à l'exposition : www.senat.fr/evenement/eponymes/index.html

Posted by Bernard Buisson on mars 10, 2006 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Conférence IAE Lyon: Savoir innover dans le management des projets innovants

"Nouvelles pratiques du secteur pharmaceutique et biomédical". Conférence-débat proposée par les programmes Entrepreneuriat et Management des PMO et Management des Industries Pharmaceutiques et des Technologies Médicales du Master Administration des Affaires.

La remise en cause continuelle des avantages concurrentiels, l'arrivée de nouveaux entrants sur les marchés, la modification brutale des règles du jeu, des clients de plus en plus difficiles à fidéliser, une prise de risque accrue dans le développement de chaque produit, des exigences de rentabilité élevées des actionnaires ...sont autant d'éléments qui exigent que les entreprises des secteurs les plus exposés se réinventent.

L'une des voies envisagées consiste à resituer la démarche entrepreneuriale au cœur de l'entreprise, de promouvoir l'intrapreneuriat et le développement par projets. Si entreprendre est bien une aventure il faut envisager qu'il s'agissent d'une « aventure intérieure ».

La gestion de projet fait partie de longue date de l'arsenal des entreprises, et notamment des plus innovantes ou de celles qui doivent renouveler rapidement leur portefeuille de produits. La nouveauté réside dans l'évolution récente des pratiques dans les projets, qui jouent davantage sur le registre managérial. Les entreprises se développent par leurs projets et pour leurs projets. Il leur faut alors penser ensemble l'éphémère et la permanence, l'individualisme du projet et la solidarité d'entreprise, la consolidation des frontières et l'ouverture à des partenariats multiples, le développement de compétences distinctives et le partage des savoirs.

Pour mettre cette tendance en perspective, l'IAE a sollicité des dirigeants du secteur de la pharmacie et de l'industrie biomédicale. Domaine exposé s'il en est, l'objectif est d'essayer de comprendre à partir de leurs expériences ce qui se joue dans et entre leurs organisations.

Professionnels du secteur, responsables d'organisations porteuses de projet, ou simples clients de ces entreprises, tous sont concernés pour mieux comprendre ces nouvelles logiques d'efficacité.

Le Programme de la Conférence :

Introduction, par Gilles GUYOT
Président du Réseau National des IAE
Directeur de l'IAE de Lyon

Conférence-débat animée par :
Alain ASQUIN
Maître de Conférences, IAE Lyon 3
Co-auteur de « Ce que manager par projet veut dire »
Editions d'organisation, 2005

Avec la participation de :

Mme Silke BIRLENBACH
Head of Office of Operational Excellence
Merial SAS

Jean-Luc BALZER
Délégué Général Adjoint en charge du développement industriel et des programmes
Canceropôle Lyon, Auvergne, Rhône-Alpes

M. GUILLOT - CHENE
Directeur associé,
Parteurope Développement
Accompagnement des sociétés de Biotechnologie et de
Biopharmacie

IAE de Lyon
Site universitaire de la Manufacture des Tabacs
Auditorium Malraux
16 rue du Professeur Rollet
69008 Lyon

>> En savoir plus : http://www.univ-lyon3.fr/1136476105623/0/fiche_04__actualite/

Posted by Philippe Silberzahn on février 27, 2006 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Nokia sur le point de lancer un téléphone mixte Wi-Fi et réseau mobile

Annoncé dans les Echos du mardi 14 février, Nokia va commercialiser au printemps prochain un téléphone qui sera capable de basculer sur le Wi-Fi dans les zones couvertes. Jorma Ollila a déclaré lundi que "la voix sur IP devient aujourd'hui mobile. Nous sommes à un point de transition". Le premier mobile Wi-Fi de Nokia devrait être vendu 275 Euros. Orange devrait être le premier opérateur à la commercialiser ; il permettra à ses clients de se connecter chez eux grâce à une Livebox Wi-Fi.

L'article complet ("Nokia joue la convergence entre le mobile et le Wi-Fi") peut-être lu sur le site des Echos (moyennant 2 Euros).

Pour en savoir plus sur le Nokia 6136 : http://europe.nokia.com/nokia/0,,85001,00.html

Posted by Bernard Buisson on février 14, 2006 at 11:26 PM dans Actualité | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack

Une société espagnole bientôt à la tête du premier réseau wi-fi mondial ?

C'est ce qui devrait se passer si les plans de développement de la société madrilène Fon.com se déroulent comme prévu. Et les investisseurs qui ont accepté hier de participer au premier tour de table de Fon ont la bonne pointure pour crédibiliser un tel scénario : rien de moins que Google et Skype (aujourd'hui propriété d'e-bay), associés pour l'occasion à deux fonds mythiques du capital-risque : le californien Sequoia Capital et le fonds suisse Index Ventures (qui avait financé Skype à ses débuts). Fon démarre très fort sa vie de start-up : outre l'identité des investisseurs, le montant investi, 18 millions d'Euros, est exceptionnel pour une société agée de ... trois mois !

Mais le fondateur à l'origine de Fon.com n'est pas un inconnu ; l'argentin Martin Varsavsky est un serial entrepreneur depuis le début des années 80. Il avait notamment fondé Jazztel en 1997, qui était devenu le deuxième opérateur espagnol coté.

Fon.com veut créer en un an le premier réseau wi-fi mondial en proposant aux internautes équipés d'une connection wi-fi de la partager au profit des autres "foneros" après avoir téléchargé le logiciel développé par Fon. L'avantage pour les foneros ; ils bénéficient des accès wi-fi ouverts par les autres participants du réseau.

L'objectif de Fon : un million de hot-spots d'ici 2010. Au passage, si vous pensez toujours que le mobile wi-fi est une vue de l'esprit, la présence de Skype parmi les investisseurs devrait vous faire réfléchir.

A lire également, l'interview de Martin Varsavsky dans le journal du net le 25 janvier dernier : www.journaldunet.com/itws/it_varsavsky.shtml

Posted by Bernard Buisson on février 7, 2006 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack

Les Mardis de l'innovation au CNAM, prochaine séance: Intelligence sensible, regard nouveau et innovation

Mardi 24 janvier 2006: Intelligence sensible, regard nouveau et innovation
L'innovation à travers un regard philosophique et artistique : l'intelligence sensible et la confrontation des regards comme source d'innovation. Un détour fondamental par l'art et la culture pour une innovation plus riche.
Avec Christine Cayol, Philosophe, historienne de l'art, fondatrice de Synthesis, auteur de "L'intelligence sensible"  et de "Voir est un art".

Lieu des conférences: CNAM Amphi C, 292, Rue St Martin, Paris 3ème - De 18h15 à 21h15

Animés par Marc Giget, les Mardis de l'Innovation ont pour but de diffuser la culture de l'innovation sous toutes ses formes à travers des grandes conférences/débats portant sur les théories et concepts clefs de l'innovation, illustrés de nombreux exemples, la présentation par leurs acteurs des meilleures pratiques d'innovation à travers le monde, l'innovation dans des secteurs en transformation rapide, les grandes périodes d'innovation du passé, et l'innovation dans d'autres pays.

Les Mardis de l'innovation sont suivis par les auditeurs du CNAM préparant des formations professionnelles spécialisées en gestion de l'innovation. Ils sont ouverts gratuitement aux cadres dirigeants : entrepreneurs, directeurs de la R&D et de laboratoires, directeurs marketing, responsables de marque et de SBU, investisseurs, chefs  de projets, créateurs, artistes, designers, concepteurs, porteurs de projets, gestionnaires publics de la recherche et de l'innovation.
Compte tenu du nombre limité de places disponibles et des mesures de sécurité, il est indispensable de s'inscrire avant chaque séance en laissant ses coordonnées (nom, prénom, fonction, organisme, e-mail, téléphone) sur innov@cnam.fr.
Les Mardis de l'innovation sont également diffusés sur le programme "Les chemins de la connaissance" de France Culture. Ils peuvent aussi être reçus en direct ou différé, en diffusion ou en duplex/multiplex (vidéo et audio) au sein d'universités, écoles ou entreprises.

Posted by Philippe Silberzahn on janvier 20, 2006 at 07:00 AM dans Actualité, CNAM | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Oseo

Un site indispensable pour les entrepreneurs, celui d'Oseo, la banque publique d'aide aux PME née du rapprochement de la BDPME et de l'ANVAR. Son nouveau site se veut l'endroit où l'entrepreneur trouvera tous les services utiles à son développement. A titre d'exemple, on trouve sur ce site un quasi-moteur de recherche pour s'y retrouver dans le maquis des 5000 types d'aides existantes actuellement pour les PME.

Ce site comporte également des espaces dédiés :

  • aux banques et investisseurs,
  • aux acteurs du développement,
  • à la recherche et à la technologie.

L'url du site : www.oseo.fr

Posted by Bernard Buisson on janvier 17, 2006 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Les brevets contre l'innovation

Dans notre série "Les brevets contre l'innovation", l'hebdomadaire BusinessWeek en remet un gros coup en dénonçant ce qu'il appelle l'épidémie de brevets qui sévit actuellement, particulièrement aux Etats-Unis.
L'article n'est pas contre les brevets, qui jouent un rôle utile de protection d'une invention, mais plutôt contre une dérive récente due aux tribunaux américains autour de la notion d'évidence. Pour être valide, un brevet ne doit pas porter sur quelque chose d'évident. Ainsi, vous ne pouvez pas breveter le fait d'utiliser un couteau pour couper votre viande, car c'est un usage évident. Or les tribunaux ont peu a peu durci cette notion d'évidence, et de ce fait de moins en moins de choses sont évidentes, et donc de plus en plus de choses sont brevetables. Il s'ensuit une inflation de brevets, dont la plupart sont ridicules. Du coup, les entreprises sont de plus en plus confrontées dans leur activité à des attaques de la part de ces détenteurs de brevets bidons. Même si elles gagnent, c'est toujours après plusieurs années et des millions de dollars dépensés en pure perte. En substance, le système d'innovation américain, mais mondial par ricochet car personne ne peut ignorer ce marché, est menacé de paralysie due au parasitage. Conclusion: le dépôt de brevets par votre entreprise est plus que jamais nécessaire, si ce n'est que pour pratiquer ce que les américains appellent le "defensive patenting".
Lien: The Patent Epidemic.

Posted by Philippe Silberzahn on janvier 16, 2006 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack

Les Mardis de l'innovation au CNAM, prochaine séance: L'innovation dans la sécurité civile : les Pompiers de Paris

Mardi 17 janvier 2006: L'innovation dans la sécurité civile : les Pompiers de Paris
Des progrès considérables ont été réalisés et sont en cours dans la réponse rapide aux catastrophes de tous types. Les pompiers de Paris ont acquis une réputation internationale par la qualité de leur entraînement, de leur organisation et leur grand professionnalisme, fondé sur une recherche permanente d'innovation.
- Présentation des évolutions et révolutions ayant marqué la structure atypique et complexe que constitue la brigade de sapeurs pompiers. Apports internes et externes, mutations technologiques et organisationnelles dans le traitement des incendies et des blessés.
- Innovations les plus récentes et nouveaux défis en termes opérationnels (planifications opérationnelles, traitement des demandes dans l'urgence, plan rouge...), de formation des personnels et de solutions technologiques. Nouvelles contraintes et nouveaux défis suite aux attentats de Londres les 7 et 8 juillet 2005.
Avec la participation du Colonel Parisse, des Pompiers de Paris.

Lieu des conférences: CNAM Amphi C, 292, Rue St Martin, Paris 3ème - De 18h15 à 21h15

Animés par Marc Giget, les Mardis de l'Innovation ont pour but de diffuser la culture de l'innovation sous toutes ses formes à travers des grandes conférences/débats portant sur les théories et concepts clefs de l'innovation, illustrés de nombreux exemples, la présentation par leurs acteurs des meilleures pratiques d'innovation à travers le monde, l'innovation dans des secteurs en transformation rapide, les grandes périodes d'innovation du passé, et l'innovation dans d'autres pays.

Les Mardis de l'innovation sont suivis par les auditeurs du CNAM préparant des formations professionnelles spécialisées en gestion de l'innovation. Ils sont ouverts gratuitement aux cadres dirigeants : entrepreneurs, directeurs de la R&D et de laboratoires, directeurs marketing, responsables de marque et de SBU, investisseurs, chefs  de projets, créateurs, artistes, designers, concepteurs, porteurs de projets, gestionnaires publics de la recherche et de l'innovation.
Compte tenu du nombre limité de places disponibles et des mesures de sécurité, il est indispensable de s'inscrire avant chaque séance en laissant ses coordonnées (nom, prénom, fonction, organisme, e-mail, téléphone) sur innov@cnam.fr.
Les Mardis de l'innovation sont également diffusés sur le programme "Les chemins de la connaissance" de France Culture. Ils peuvent aussi être reçus en direct ou différé, en diffusion ou en duplex/multiplex (vidéo et audio) au sein d'universités, écoles ou entreprises.

Posted by Philippe Silberzahn on janvier 13, 2006 at 07:00 AM dans Actualité, CNAM | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack

Skype sur le point de lancer le téléphone mobile exclusivement Wi-Fi

Ca devait arriver. Après la déferlante des téléphones fixes dédiés VoIP en général et Skype en particulier, voici donc le téléphone mobile exclusivement Wi-Fi. Le Figaro donne aujourd'hui quelques détails sur ce mobile qui promet de faire des vagues lors de sa commercialisation dans quelques mois. Conçu par Netgear, le mobile Skype permettra d'appeler n'importe quel type de numéro à condition d'être dans la zone de couverture d'une borne Wi-Fi, aux conditions Skype, c'est à dire gratuit pour les communications vers un autre abonné Skype, et au tarif SkypeOut pour les autres, c'est à dire 1,7 centime d'Euro la minute. Cas d'école parfait de l'innovation radicale qui est niée par les acteurs traditionnels, la VoIP a été accueillie à ses débuts par les opérateurs avec des commentaires du type "il n'y a pas de qualité de service avec la VoIP". Après 230 millions de téléchargement du logiciel Skype et 50 millions d'utilisateurs, le regard porté sur cette innovation radicale a un peu changé... Dans l'univers du mobile, on peut imaginer le destin qui attend ceux qui vont consacrer les prochains mois à camper sur leurs positions et à expliquer qu' "un mobile Wi-Fi sans couverture, ça ne marchera jamais"...

L'article du Figaro : www.lefigaro.fr/adv-multimedia/20060111.FIG0011.html

Posted by Bernard Buisson on janvier 12, 2006 at 10:27 PM dans Actualité | Permalink | Commentaires (4) | TrackBack

Le gouvernement contre l'innovation

Saluons un grand effort de notre gouvernement pour favoriser l'innovation: la cotisation sur la valeur ajoutée. Aujourd'hui, les cotisations sociales sont calculées sur le nombre d'employés. Elle pénalisent donc les entreprises qui emploient beaucoup de main d'oeuvre et certains y voient une source du chômage. Idée géniale du gouvernement: faire désormais asseoir les cotisations sur la valeur ajoutée; on inverse ainsi totalement la vapeur, puisque l'on va pénaliser, en gros les entreprises qui emploient peu et exportent, c'est à dire celles soumises à la concurrence et délocalisables. C'est à dire essentiellement les entreprises innovantes. Merci donc au gouvernement de la part de toutes les startups qui seront, une nouvelle fois, victimes de ses bonnes intentions. La France avait subventionné la marine à voile à la fin du XIXème siècle pour l'aider à se protéger contre la concurrence déloyable (toute concurrence est forcément déloyable en France) de la marine à vapeur, rien n'a changé donc.

Posted by Philippe Silberzahn on janvier 12, 2006 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack

Apple répète ses erreurs passées selon Clayton Christensen

Clayton Christensen, gourou de l'innovation, auteur notamment de Innovator's dilemma et Innovator's solution, que nous n'avions pas cité depuis pas mal de temps sur ce blog, ne croît pas au succès durable d'Apple, et j'ai bien envie de lui donner raison. Etrange: depuis quelques mois, surfant sur le succès incroyable de l'iPod, Apple est devenu l'enfant-chéri de la bourse, le surdoué de la technologie. La question est naturellement de savoir combien de temps cela peut durer. Dans un entretien paru dans BusinessWeek, Christensen répond en substance: "pas très longtemps". Son argument est que le succès d'Apple est basé sur une approche propriétaire de ses produits qui n'a de sens que dans les phases initiales d'un nouveau marché. Lorsque le marché mûrit, les architectures se modularisent et s'ouvrent. Apple a joué et perdu le marché du PC, et Christensen estime qu'Apple perdra le marché du lecteur MP3 pour la même raison.

Posted by Philippe Silberzahn on janvier 11, 2006 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack

Les Mardis de l'innovation au CNAM, prochaine séance: L'innovation dans la formation professionnelle, chronique d'une révolution annoncée

Mardi 10 janvier 2006: L'innovation dans la formation professionnelle, chronique d'une révolution annoncée
L'éducation est aujourd'hui le secteur le plus actif d'application des nouvelles technologies de l'information et de l'intelligence, notamment dans  les pays en développement rapide et dans les grands groupes devant assurer la formation permanente de centaines de milliers de personnes. 
- Introduction sur la révolution de l'éducation et démonstrations de
* L'amphithéâtre communiquant du futur et ses connections fixes et mobiles
* la platefome de e-learning plei@d, 
* l'apprentissage des langues par Cyberteacher,
* l'utilisation de moteurs de recherche et d'accès immédiat aux connaissances combinées au smart-board à pilotage instinctif
* leçons à la demande, temps réel, sans manuel, sans ordinateur, sans cahier, sans crayon !
- Présentation du projet "Teaching the World" : projet de Recherche - Développement, Test -Evaluation (R&D,T&E) portant sur la formation professionnelle de plusieurs dizaines de milliers de personnes réparties sur de nombreux sites dans plusieurs pays, en plusieurs langues, au même moment.
Présentation des objectifs, de l'équipe projet, des partenaires, de l'état d'avancement, des réalisations, du programme des démonstrations et opérations pilotes prévues.

Lieu des conférences: CNAM Amphi C, 292, Rue St Martin, Paris 3ème - De 18h15 à 21h15

Animés par Marc Giget, les Mardis de l'Innovation ont pour but de diffuser la culture de l'innovation sous toutes ses formes à travers des grandes conférences/débats portant sur les théories et concepts clefs de l'innovation, illustrés de nombreux exemples, la présentation par leurs acteurs des meilleures pratiques d'innovation à travers le monde, l'innovation dans des secteurs en transformation rapide, les grandes périodes d'innovation du passé, et l'innovation dans d'autres pays.

Les Mardis de l'innovation sont suivis par les auditeurs du CNAM préparant des formations professionnelles spécialisées en gestion de l'innovation. Ils sont ouverts gratuitement aux cadres dirigeants : entrepreneurs, directeurs de la R&D et de laboratoires, directeurs marketing, responsables de marque et de SBU, investisseurs, chefs  de projets, créateurs, artistes, designers, concepteurs, porteurs de projets, gestionnaires publics de la recherche et de l'innovation.
Compte tenu du nombre limité de places disponibles et des mesures de sécurité, il est indispensable de s'inscrire avant chaque séance en laissant ses coordonnées (nom, prénom, fonction, organisme, e-mail, téléphone) sur innov@cnam.fr.
Les Mardis de l'innovation sont également diffusés sur le programme "Les chemins de la connaissance" de France Culture. Ils peuvent aussi être reçus en direct ou différé, en diffusion ou en duplex/multiplex (vidéo et audio) au sein d'universités, écoles ou entreprises.

Posted by Philippe Silberzahn on janvier 6, 2006 at 07:00 AM dans Actualité, CNAM | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

Sens social et innovation: un handicap français?

Commençons l'année par un petit coup de gueule qui est aussi une invitation à l'amour de son prochain...

Je me demande si le sous-développement français en matière d'innovation et d'entrepreneuriat ne tient pas à un manque profond de conscience qu'ont nos concitoyens de l'importance des réseaux sociaux dans les affaires. Je m'explique. Depuis quelques mois, mon entreprise cherche à développer des partenariats avec d'autres sociétés actives dans le même domaine. Le raisonnement est simple: nous développons un outil permettant de créer facilement de nouvelles interfaces utilisateurs pour les téléphones mobiles. Or, les téléphones comprennent de plus en plus de fonctions sophistiquées: graphisme Flash, 3D, texte prédictif, téléchargement, MP3, video, etc. De plus en plus, ces fonctions sont créées par des entreprises spécialisées, souvent de petite taille. Comme l'interface utilisateur, par définition, est le lieu où s'intègrent toutes ces nouvelles fonctions, il nous paraît naturel de travailler en amont avec ces entreprises, pour en quelque sorte les intégrer à l'avance à notre système.
Si je raconte ça, c'est parce que depuis quelques mois, nous contactons systématiquement les entreprises du domaine, et que j'ai constaté que 100% des entreprises françaises n'ont même pas daigné nous répondre. Le pompon est attribué à un VC que je connaissais et qui se trouve au conseil d'administration d'une startup que je visais. Je lui envoie donc un mail expliquant pourquoi le partenariat a un sens. Voici sa réponse:

Avant de revenir vers eux pourriez vous me faire parvenir :
-une  Presentation
- une liste clients
Bien à vous,

C'est à dire que la question n'est pas "Ce partenariat aurait-il un sens?", mais "Combien de divisions?", ou plus directement "t'es qui, toi, pour me causer?". Résultat, comme nous sommes petits,et qu'en France c'est une tare, nous n'avons aucune chance de passer la barrière d'un examen en bonne et due forme (le-dit VC n'a d'ailleurs jamais répondu quand je lui ai, bêtement, adressé les renseignements demandés).

Dans le même temps, et c'est là que ça devient intéressant, avec la même approche, nous avons noué des partenariats avec des sociétés en Israël, aux Etats-Unis (dont certaines très grosses) et au Japon. Alors que ces entreprises se fichent de notre taille mais ne jugent que le résultat, nos amis français sont coincés dans des schémas stériles de respectabilité. Je m'explique mal en tout cas cette attitude, et j'ai du mal à en comprendre les raisons.

Les plus grosses entreprises américaines travaillent tous les jours avec de minuscules partenaires, car elles savent bien que c'est en général de là que vient l'innovation. Non seulement c'est plus rare en France, mais même les petites entreprises, dès qu'elles le peuvent, adoptent cette attitude de fermeture à l'égard de leurs congénères. Prenons conscience que l'innovation, de plus en plus, est affaire de réseau, et donc de partenariat, et l'innovation ne s'en portera que mieux en France.

Posted by Philippe Silberzahn on janvier 2, 2006 at 07:00 AM dans Actualité | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack

Les Mardis de l'innovation au CNAM, prochaine séance: L'Innovation à La Renaissance

Mardi 3 janvier 2006: L'Innovation à La Renaissance
La Renaissance, période exceptionnelle d'humanisme,  d'ouverture et de créativité est à l'origine des codes modernes de l'innovation avec le maillage entre découvertes, progrès scientifique, technique, artistique, humain, culturel, juridique, financier, commercial, et entrepreneurial. C'est l'époque de la création du venturi capitale, des banques à réseau, du brevet d'invention, du commerce international, de la monnaie commune, des liens étroits entre les arts, la technique, le commerce et la finance. C'est aussi le début d'un âge d'or de l'Europe, qui restera plus de 5 siècles à la pointe de l'innovation  mondiale par la qualité de sa synthèse créative.
Les apports fondamentaux de la Renaissance et leur actualité dans le contexte européen d'aujourd'hui.

Lieu des conférences: CNAM Amphi C, 292, Rue St Martin, Paris 3ème - De 18h15 à 21h15

Animés par Marc Giget, les Mardis de l'Innovation ont pour but de diffuser la culture de l'innovation sous toutes ses formes à travers des grandes conférences/débats portant sur les théories et concepts clefs de l'innovation, illustrés de nombreux exemples, la présentation par leurs acteurs des meilleures pratiques d'innovation à travers le monde, l'innovation dans des secteurs en transformation rapide, les grandes périodes d'innovation du passé, et l'innovation dans d'autres pays.

Les Mardis de l'innovation sont suivis par les auditeurs du CNAM préparant des formations professionnelles spécialisées en gestion de l'innovation. Ils sont ouverts gratuitement aux cadres dirigeants : entrepreneurs, directeurs de la R&D et de laboratoires, directeurs marketing, responsables de marque et de SBU, investisseurs, chefs  de projets, créateurs, artistes, designers, concepteurs, porteurs de projets, gestionnaires publics de la recherche et de l'innovation.
Compte tenu du nombre limité de places disponibles et des mesures de sécurité, il est indispensable de s'inscrire avant chaque séance en laissant ses coordonnées (nom, prénom, fonction, organisme, e-mail, téléphone) sur innov@cnam.fr.
Les Mardis de l'innovation sont également diffusés sur le programme "Les chemins de la connaissance" de France Culture. Ils peuvent aussi être reçus en direct ou différé, en diffusion ou en duplex/multiplex (vidéo et audio) au sein d'universités, écoles ou entreprises.

Posted by Philippe Silberzahn on décembre 30, 2005 at 07:00 AM dans Actualité, CNAM | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

L'alliance Google - AOL qui isole Microsoft

Difficile de savoir qui est le gagnant de la partie de poker menteur qui vient de se jouer aux Etats-Unis et qui se termine par l'acquisition par Google de 5% d'AOL pour... un milliard de dollars, au nez et à la barbe de... Microsoft. Mais il semble bien que ce soit Google. Rappelons qu'AOL est un pionnier de la télématique, ancêtre d'Internet, un mastodonte qui, en supprimant la facturation à la minute pour un forfait a, en 1995, fait exploser Internet en a pris le leadership. Jusqu'à l'arrivée d'ADSL, que l'entreprise mettra longtemps à accepter, un syndrome classique de l'innovateur, laissant ainsi la voie à de nouveaux entrants. Aujourd'hui, AOL est toujours un acteur important, mais a perdu son leadersh