"The world's most innovative companies"
A acheter en kiosque cette semaine : le dernier n° de Business Week (daté du 24 avril 2006) qui consacre sa couverture pour la deuxième année consécutive à l'enquête "The world's most innovate companies". En collaboration avec le Boston Consulting Group, Business Week a interrogé 1070 cadres dirigeants.
Les meilleurs innovateurs de ce classement 2006, dans l'ordre : Apple, Google et 3M. A signaler également, à la 7ème, 8ème et 10ème place respectivement, Procter & Gamble, Nokia et IBM, qui excellent dans les trois facettes de l'innovation retenues par Business Week : l'innovation produit, l'innovation process, et l'innovation de business model.
Parmi les confirmation de cette enquête, l'innovation paie : les 25 premiers innovateurs mondiaux ont vu leur marge progresser en moyenne de 3,4% par an au cours de la décennie 1995-2005, alors que le taux moyen s'établit à 0,4% pour les sociétés composant le Standard & Poors 1200 global stock index.
L'article principal relatif à l'enquête peut être lu à l'adresse suivante : www.businessweek.com/magazine/content/06_17/b3981401.htm
Le classement des 100 sociétés les plus innovantes : www.businessweek.com/magazine/content/06_17/b3981413.htm
Posted by Bernard Buisson on avril 20, 2006 at 11:07 AM dans Revues d'articles | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
"Connect & Develop : inside Procter & Gamble new model for innovation"
A lire d'urgence dans le n° de mars de la Harvard Busines Review, un article co-écrit par Larry Huston et Nabil Sakkab, respectivement Vice-President for Innovation and Knowledge, et Senior Vice-President for corporate research and development chez Procter & Gamble. Les deux hommes sont les artisans de la mise en place du programme Connect & Develop (le nouveau nom de la R&D chez Procter), l'exemple emblématique de l'approche "Open Innovation" pronée par Henry Chesbrough. Aujourd'hui, un tiers des nouveaux produits lancés par Procter a été développé hors des murs de l'entreprise : impossible d'ignorer ce modèle qui permet à des grands groupes d'intégrer rapidement ce qui se fait de mieux.
L'article peut être commandé sur le site de la HBR moyennant $6 : http://harvardbusinessonline.hbsp.harvard.edu/b02/en/common/item_detail.jhtml?id=R0603C
Posted by Bernard Buisson on mars 31, 2006 at 12:59 PM dans Revues d'articles | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
"Inside the Google empire"
Si vous voulez en savoir plus sur Google, la société qui vaut $100 milliards, la société qui est passée l'année dernière de 3000 à 6000 employés, vous pouvez acheter le n° de Time magazine daté du 20 février 2006, avec Sergey Brin, Larry Page et Eric Schmidt en couverture. Dans un long reportage de neuf pages, vous revivrez le chemin qu'a emprunté cette ex start-up depuis le projet académique de Page à Stanford (1996), puis son installation dans un garage de Menlo Park (1998). Celle aussi qui a inspiré au magazine Wired des couvertures aussi différentes que "Googlemania" (2005) ou "Googlephobia" (2006).
L'interview de Page, Brin et Schmidt est en accès libre sur le site de Time : www.time.com/time/magazine/article/0,9171,1158956,00.html, mais pas les autres articles qui ne sont accessibles qu'aux abonnés.
Posted by Bernard Buisson on février 13, 2006 at 06:50 PM dans Revues d'articles | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
"L'Europe et le Japon à l'assaut du moteur de recherche du futur"
A lire dans les Echos Innovation du mercredi 1er février, une série d'articles sur les tentatives engagées pour construire l'après-google. Le Japon a créé, sous l'impulsion du Miti, un groupe de travail entreprises-universités. L'Europe a maintenant Quaero, marque presque grand public depuis que Jacques Chirac l'a citée lors de ses voeux à la presse.
Oublions quelques instants les effets d'annonce ; au verso de l'article principal des Echos, il serait dommage de passer à côté de l'interview de John Battelle, co-fondateur de magazines comme Wired et The Industry Standard, qui a écrit l'année dernière "The Search: how Google and its rivals rewrote the rules of business and transformed our culture". Bien sur John Battelle reconnait qu' "il y a toujours de la place pour une innovation qui change le marché", et que cela vaut aussi pour les moteurs de recherche (c'est ce que Google a fait à la fin des années 90 avec la technologie PageRank). Par contre, on sent bien que Quaero a du chemin à faire avant d'inquiéter Google et Yahoo! John Battelle est direct : "J'estime qu'une telle initiative est ridicule dans un contexte d'économie de marché. Je vous laisse imaginer comment les gens réagiraient si le gouvernement américain s'avisait de créer son propre moteur de recherche pour protéger sa culture. Mais parce que c'est la France et l'Allemagne, on trouve cela bien." Et d'ajouter un peu plus loin : "Les meilleurs spécialistes de la recherche travaillent chez IBM, Google, Yahoo! et Microsoft, pas chez Thomson et Deutsche Telekom".
Le débat ne fait que commencer...
Les articles des Echos Innovation peuvent être consultés sur internet (moyennant 2 Euros) : www.lesechos.fr
Le livre de John Battelle : http://www.amazon.com/gp/product/1591840880/qid=1138830644/sr=1-1/ref=sr_1_1/104-9818891-9468715?s=books&v=glance&n=283155
Posted by Bernard Buisson on février 1, 2006 at 11:02 PM dans Revues d'articles | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Age et grandes découvertes scientifiques
Le 2 janvier dernier, Jean-Pierre Robin, chroniqueur économique au Figaro, écrivait un article intitulé "L'année 2006 verra le retour en grâce des seniors". Cet article s'appuyait pour l'essentiel sur les conclusions d'un article académique ("Age and great invention") publié en avril 2005 par Benjamin Jones, professeur de stratégie à la Kellogg School of Management. Que dit Benjamin Jones ? En s'appuyant sur l'exemple de 564 prix Nobel (en physique, chimie, médecine et économie) et 284 grands inventeurs, il démontre que l'âge moyen auquel ces chercheurs ont fait leurs grandes découvertes a augmenté d'environ six ans au cours du XXème siècle. Pendant la même période, l'âge auquel les grands sportifs réalisent leurs performances n'a pas évolué. Pour Benjamin Jones, l'acquisition des connaissances préalable à toute découverte originale pèse plus lourd aujourd'hui, et explique cette progression de l'âge des grands inventeurs.
L'article de Jean-Pierre Robin n'est pas visible sur le site du Figaro (l'accès aux archives ne fonctionne pas non plus en ce moment), par contre l'article complet de Benjamin Jones peut être lu à l'adresse suivante : http://www.kellogg.northwestern.edu/faculty/jones-ben/htm/AgeAndGreatInvention.pdf
Si le sujet vous intéresse, et si vous survivez aux 40 pages du premier article, vous pouvez également vous lancer dans la lecture de "The burden of knowledge and the death of the Renaissance man : is innovation getting harder ?" : http://www.kellogg.northwestern.edu/faculty/jones-ben/htm/BurdenOfKnowledge.pdf. Un article assez complexe, mais très en ligne avec le précédent, qui confirme que l'innovation va de pair avec un accroissement de l'âge, du travail en équipe et de la spécialisation. L'approche très statistique de Benjamin Jones donne notamment des mesures pour ces deux derniers facteurs : +17% par décennie de progression du travail en équipe, et +6% par décennie pour la mesure de la spécialisation.
Deux articles qui mettent bien en relief les défis de la société de la connaissance.
Posted by Bernard Buisson on janvier 9, 2006 at 07:00 AM dans Revues d'articles | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Les Echos - Dossier "Dix ans d'internet"
Une des caractéristiques du phénomène internet, c'est qu'on peut lui attribuer à peu près l'age qu'on veut. Les Echos lui donnent dix ans cette semaine, et célèbrent cet évènement à raison d'une page complète chaque jour. Les sujets abordés jusqu'à présent :
- lundi 28 novembre : "La communication réinventée",
- mardi 29 novembre : "Tornade sur la planète information",
- mercredi 30 novembre : "Internet révolutionne le commerce".
Bien que dans l'article de mardi, Denis Coignard consacre un paragraphe à "La chute de la valeur de l'information", et un autre à "La mort programmée des journaux", les Echos vous demanderont 2 Euros pour accéder au contenu des articles si vous n'êtes pas abonnés par ailleurs...
Une fois n'est pas coutume, Les Echos ont également mis en place un blog accessible gratuitement. Chaque jour depuis lundi, une personnalité du monde internet prend sa plume :
- lundi : Christophe Agnus, fondateur de Transfert,
- mardi : Orianne Garcia, Fondatrice de Lokace et Caramail,
- mercredi : Pierre Chappaz, fondateur de Kelkoo.
On vous recommande plus particulièrement les posts d'Orianne Garcia et de Christophe Agnus, pleins d'humour et de nostalgie.
Le blog des Echos : http://blogs.lesechos.fr/rubrique.php?id_rubrique=7
Posted by Bernard Buisson on novembre 30, 2005 at 10:53 PM dans Revues d'articles | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
"PME, comment entrer dans le club des grandes"
Excellente chronique d'Yves de Kerdrel dans le Figaro du 1er novembre, dans laquelle on retrouve de nombreux thèmes qui nous sont chers :
- 19 des 25 plus grandes sociétés américaines n'existaient pas en 1965 ; en France, les 25 premières entreprises ont toutes plus de 40 ans,
- seuls 51% des nouvelles entreprises crées en France survivent plus de 4 ans ; c'est le taux le plus faible des pays développés,
- au cours de leurs quatre premières années d'existence, les nouvelles entreprises américaines voient leur effectif progresser de 115%. En France, la progression pour la même période est de ... 15%,
- l'Agence pour l' Innovation Industrielle est tout le contraire du Small Business Act dont a besoin la France, puisqu'elle vise à aider des groupes déjà mûrs à financer des projets,
Un extrait du discours prononcé récemment par Goeffroy Roux de Bézieux à l'occasion d'un déjeuner organisé par Croissance Plus, résume toute la situation : "La force d’un pays, ce n’est plus seulement celle de ces « champions » nationaux car personne ne peut prédire s’ils le seront encore dans 5 ou 10 ans. Non, la force d’un pays c’est d’avoir des centaines de milliers d’entrepreneurs, dont seulement quelques dizaines réussiront, à leur tour, à créer des champions nationaux ou mondiaux. La force des Etats-Unis aujourd’hui, c’est Dell, c’est Google, c’est E-Bay, c’est Cisco… Ce n’est plus ni General Motors, ni Hewlett-Packard ! La force de l’Angleterre c’est Easyjet, Vodafone ou Virgin … Ce n’est ni Rover, ni British Airways. Et en France, qui pourrait-on citer ?"
L'intégralité de l'intervention de Geoffroy Roux de Bézieux est disponible sur l' (excellent) blog de Pascal Mercier : http://pascal.blogs.com/venture/2005/10/djeuner_croissa.html
Le site de Croissance Plus : http://www.croissanceplus.com
La chronique d'Yves de Kerdrel peut être lue pendant quelques jours à l'adresse suivante : http://www.lefigaro.fr/debats/20051101.FIG0158.html?084958
Posted by Bernard Buisson on novembre 2, 2005 at 07:00 AM dans Revues d'articles | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack
Interview de Bil Gates dans le Figaro
Bill Gates, on aime ou on aime pas, mais on ne peut pas l'ignorer. Les chemins mystérieux tracés par les attachés de presse de Microsoft auront voulu qu'il accorde une interview et parle d'innovation à l'un des journaux français qui a le plus de mal à mettre en oeuvre l'innovation : Le Figaro (cf. notre post du 17 octobre dernier "Quand la presse se trompe d'innovation"). La situation ne manque pas de saveur, puisque Bill Gates, en réponse à la question "L'édition papier et les journaux sont-ils condamnés ?" (une question discrètement ajoutée à la demande de la Direction Générale du Figaro ?) répond : "Heureusement, l'expertise des entreprises de presse ne réside pas dans leur capacité à couper des arbres mais à fournir de bons articles qui contribuent à la solidité de leur réputation". Curieusement, la formule "L'expertise des entreprises de presse ne réside pas dans leur capacité à couper des arbres" n'a pas été retenue comme titre de l'article du Figaro... Il n'est pas juste riche Bill, il a aussi de l'humour.
Mais l'interview ne se réduit pas à la consultation de l'oracle Gates par deux journalistes inquiets quant à l'avenir de la presse ; Bill s'exprime aussi sur le rachat d'e-bay par Skype, sur l'ordinateur à $100, et parle un peu plus longuement de Google, son dernier ennemi déclaré, qu'il balaye au passage comme un vieux routier avec la formule "En trente ans, on nous a prêté pas mal de challengers !".
Bref, une interview à lire avant qu'elle ne bascule dans la case "archive à 4 Euros" du site du Figaro : http://www.lefigaro.fr/eco-hitech/20051026.FIG0103.html
Posted by Bernard Buisson on octobre 27, 2005 at 06:00 AM dans Revues d'articles | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
"High-tech : les recettes des stars européennes"
A lire dans les Echos cette semaine, un article par jour sur le thème "Comment l'Europe peut rattraper son retard sur les Etats-Unis". L'enquête s'appuie sur une étude réalisée par McKinsey, qui a décortiqué pour l'occasion les secrets des champions européens. Le tableau actuel de la high-tech n'est pas rose ; seuls 17% des principales entreprises high-tech sont européennes, contre 51% aux Etats-Unis, et 28 à l'Asie-Pacifique. Le Conseil d'Analyse Economique a écrit "la position cumulée de la France et de l'Allemagne sur les produits technologiques deviendra négligeable à l'horizon 2025 ; en-dessous d'un demi-point du marché mondial, soit six fois moins qu'au milieu des années 1990". Pourtant des entreprises européennes high-tech prospèrent, qu'elles s'appellent Dassault Systèmes, Logitech, Business Objects...
Posted by Bernard Buisson on octobre 25, 2005 at 07:00 AM dans Revues d'articles | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Automobile : ce que préparent les équipementiers
Dans le Figaro Economie du mardi 18 octobre, un article fait le point sur les dernières innovations développées par les équipementiers, des radars qui détectent les véhicules dans les angles morts des rétroviseurs, aux colonnes de direction rétractables, en passant par les systèmes de vision nocturne à infrarouges. La pression pour innover est une constante dans ce secteur, avec cette année la présence de 300 équipementiers chinois au dernier salon Equip-Auto...
A lire rapidement sur : http://www.lefigaro.fr/eco-monde/20051018.FIG0234.html (avant que l'article ne disparaisse dans la partie Archives)
Posted by Bernard Buisson on octobre 19, 2005 at 02:00 PM dans Revues d'articles | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
